Coupe du Monde - 1er tour : les « PLUS » et les « MOINS »
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Les « PLUS »
Nations :
L’hémisphère sud en général (TN, Pacifique et Argentine) : 4 premières places sur 4, 5 qualifiés sur 8... Inquiétant pour les Européens.
L’Argentine : passion latine, rigueur tactique anglo-saxonne. Impressionnant.
Les Fidji : auteur de la plus grosse sensation de la Coupe du Monde. Pack en progrès même si c’est encore leur talon d’achille. Surprenant.
Le Tonga : dans le sillage de Maka, ils auront fait rêver tous les observateurs et spectateurs en illuminant la poule A. Rafraîchissant.
La Géorgie : a remporté son premier match de CDM contre la Namibie. Est passée très près d’un succès de prestige contre l’Irlande. Le terrain s’est avéré 50 cm de trop long pour cela. Mais quel beau pack ! ... au complet et non défraîchi par un match en semaine. Révélation à ce niveau.
La fraîcheur et l’enthousiasme des amateurs portugais, qui ont marqué un essai à chaque rencontre. Des souvenirs pour la vie... émouvant.
Joueurs :
Juan Martin Hernandez (en 10). Fiable au pied et sous la pression plus quelques tour de passe-passe. Se révèle au monde du rugby.
Sa complémentarité avec Pichot est indéniable.
Akapusi Qera : le flanker fidjien, intenable, tient une place prépondérante dans la qualification de son équipe. 3 essais, des dizaines de placages, des cannes de feu et une grande élégance ballon en main. Le coup de foudre !
Kele Leawere : le seconde ligne fidjien de 120 kg fut, outre le stratège-ouvreur-buteur Nicky Little, l’autre homme en vue des îliens.
Doug Howlett : l’ailier kiwi, parti pour faire le quatrième aux cartes, a battu le record d’essai en sélection et est à 2 essais du record de Lomu en CDM. Historique.
Nick Evans : habituellement barré par Carter, l’ouvreur - arrière a éclaboussé les derniers matches de sa classe. Précieux.
Fourie Du Preez : bon. Très bon. Probablement le 9 le plus complet du circuit. Indispensable.
Finau Maka : a fait du Maka. Simple, puissant et efficace. Mention pour les flankers Hale T Pole et Nili Latu ainsi que pour l’ouvreur Pierre Hola.
Loki Crichton : l’arrière samoan fut probablement le meilleur joueur de son équipe. Fiable.
Drew Mitchell : vif et intrépide, la scoring-machine des Wallabies. Réaliste.
Berrick Barnes : la fonction crée l’organe, même chez les ouvreur australien. Un jeune clone de Larkham. Perturbant !
Jonny Wilkinson : à défaut d’être redevenu le Wilko de 2003, il reste prépondérant pour la réussite du XV de la Rose. Indispensable.
Jason Robinson : la mobylette des lignes arrières anglaises, le seul a y apporter un soupçon d’incertitude. Malheureusement Blessé.
Shane Williams : ses exploits individuels n’auront pas suffit pour sauver le Pays de Galles. Isolé.
Thretton Palamo : A 19 ans et 8 jours, l’américain est devenu le plus jeune joueur de l’histoire en CDM. Précoce !
Chris Paterson : La réussite du buteur écossais (100 %) est synonyme de qualification pour le sobre XV du Chardon. Fiable.
Alessandro Troncon : le vétéran italien, par moment possédé, a tout donné pour envoyer la squadra en quart. Mais sans ouvreur au niveau...
Brian Habana : toujours aussi rapide et incisif, l’ailier des Boks est bien parti pour finir meilleur marqueur. Et son coéquipier Percy Montgomery, l’arrière qui ne relance jamais, devrait pour sa part terminer meilleur buteur selon les bookmakers.
Duarte Cardoso Pinto : l’ouvreur portugais a pratiquement réalisé un sans-faute dans l’animation offensive de son équipe... sur leurs rares ballons. Respect. Mention pour la famille Uva, omniprésente.
Vincent Clerc : chicken a pris une longueur d’avance sur ses concurrents à l’aile de l’EDF. Finisseur.
Julien Bonnaire : s’est imposé au fur et à mesure au point d’être devenu indispensable.
Sébastien Chabal : deux essais chabalesques. Moins en vue comme titulaire que comme impact player. Effrayant.
autres :
les audiences records sur TF1 (du moins quand des matches y sont diffusés).
les victoires tactiques des entraîneurs argentins Loffreda (sur Laporte) et Fidjiens (sur le gallois Jenkins)
les rencontres un peu folles des Fidji (Japon, Galles)
la résistance des Tongiens contre les Boks
la présence de « petites » équipes en CDM
l’ambiance de fête dans des stades pleins, du moins en France.
la présence de l’Argentine et des Fidji en quarts
Les « MOINS »
le rugby « élite » de l’hémisphère nord : Galles et l’Irlande aux pâquerettes, la France seulement 2e de son groupe dans SA coupe du monde, l’Angleterre poussive, l’Ecosse... économe, l’Italie brouillonne. Inquiétant.
La Namibie : n’a pas décollé durant ce mondial. En régression par rapport à 2003. Entre les joueurs bloqués par leur club sud-af (Badenhorst), l’entraîneur viré 2 avant la compétition, les magouilles des dirigeants et le manque de moyen... Triste.
Le rugby nord-américain : 1 nul, 9 défaites. En dépit d’une bonne préparation physique, Canadiens et Etats-Uniens ont raté, en terme de résultats, leur CDM. Gênant pour le développement du rugby outre-atlantique.
Les Samoa : à priori la plus forte des 3 équipes du Pacifique. Des guerriers amorphes ! Hormis quelques séquences contre les Boks et les Etats-Unis, on n’a pas retrouvé le jeu à la samoanne qui, il est vrai, demande une très grande condition physique.
La Roumanie : Si elle a certes quelque peu inquiété l’Italie, la Roumanie a sombré contre l’Ecosse, la NZ et a failli être battue par le Portugal. En déclin.
La France : rien à faire. La première défaite des Bleus lors d’une rencontre de poule a tellement d’implication avec ce quart joué à l’extérieur contre la meilleure équipe. Compliqué.
L’Irlande : vainqueur moral du Tournoi, énorme en tournée contre les kiwis, l’Irlande est la plus grosse déception de ce mondiale, tant au niveau du jeu que des résultats. Surprenant.
Le Pays de Galles : l’autre déception. A part une farandole d’essai contre le Japon, on n’a jamais senti les Gallois maîtrisé quoi que ce soit. éliminé !
joueurs
qui a vu BOD, ROG, POC et leurs amis ? Brian O’Driscoll en-dedans, Paul O’Connell isolé, les individualités du XV du Trèfle sont passé, comme leur équipe, au travers.Et que dire de Ronan O’Gara qui a perdu en un été tout son savoir-faire et la précision de son jeu au pied. Etrange..
Andy Farell et les trois-quarts anglais : hormis Robinson, le niveau des lignes arrières anglais s’est avéré des plus affligeant. Pathétique.
Les Tuialagi’s brothers : on en attendait monts et merveilles des frères samoans. On attend toujours !
David Marty et Seru Rabeni (Fij) : ces 2 centres ont réussi 4 en-avants consécutifs dans le même match. Glissant !
James Hook : quelques traits de classe et beaucoup (trop) de raté. Talentueux mais pas stratège pour un sou. Sa sortie contre le Canada a coïncidé avec le renouveau gallois. Transparent comme de nombreux gallois.
Dan Carter : discret. Deux petites heures sur le pré, une fiabilité aux tirs au but digne de ses années de minimes (moins de 66% !) indigne de son standing.
Roland De Marigny - Ramiro Pez : parmi les causes de la non-qualification des italiens en quarts (fiabilité du buteur, discipline), comment ne pas pointer la faiblesse récurrente au poste d’ouvreur depuis la retraite de Diego Dominguez. Un jeu au pied déficient, une animation offensive indigne du travail d’un tel pack et des centres talentueux rarement mis dans les bonnes dispositions. Faut mettre un cabinet de recrutement sur le coup, il y a urgence pour la squadra !
David Skrela-Pierre Mignoni : arrivée avec les galons de titulaire, la charnière bleue du dernier tournoi a raté son Mondial. Une surprise, vraiment ?
Raphaël Ibanez, Fabien Pelous, Yannick Jauzion et Christophe Dominici : aucun de ces « leaders » n’a apporté un vrai plus jusqu’à présent. et sans leaders efficaces...
autres
le manque d’ambiance à Cardiff et Edimbourg . Maintenant que la FFR a remboursé ses dettes, faut arrêter de décentraliser des matches à l’étranger. Une Coupe du Monde, un pays.
le quart de finale à l’étranger de la nation hôte. Pire qu’une histoire belge !
la Coupe du Monde à 20 : autant je suis pour la présence des petits pays, autant 20 est un mauvais nombres pour l’organisation d’une compétition de ce type. Résultat : les petites et moyennes équipes, celles qui ont déjà des ressources humaines plus limitées, jouent en semaine. Pas équitable.
la frilosité générale des équipes. Dès qu’il y a de l’enjeu et du suspense, le jeu est cadenassé. France-Argentine et Ecosse-Italie en sont deux bons exemples. Seules les équipes du Pacifique y échappent.
Les chants qui couvrent les Haka : le Swing low, sweet chariot qui couvre le Sipi Tau des Tongiens. Triste, pas fair play et assez peu « rugby ».
Le partage du gâteau financier : on ne prête qu’aux riches, c’est entendu. mais si on n’aide pas les nations émergentes, le XV va finir comme le XIII ou le hockey sur gazon. L’économie du rugby est fragile et déjà terriblement déséquilibrée entre le Nord et le Sud. Dangereux.
Ces clubs qui bloquent des joueurs des équipes mineures pendant la CDM : intolérable et égoïste.
La couverture télévisuelle. On le savait avant mais on a quand même du mal à s’habituer à la programmation de TF1(voir le magnifique édito de Jacques Foury). Heureusement que le Tournoi reste sur le service public !