dimanche, 19 mai 2013|
 

Le beau rêve est fini pour les Italiens

Le beau rêve d’une première qualification historique aux quarts de finale est fini, hier soir, sur la pelouse de Saint Etienne, quand l’arbitre sud-africain Kaplan a sifflé la fin du match qui voyait les Italiens opposés aux Écossais. Les « Azzurri » y ont cru jusqu’à la fin, le score final étant de 16-18, donc un drop ou une pénalité était suffisant pour gagner et passer en quart, pour affronter la meilleure équipe de la poule D (Argentine ?) dimanche prochain à Saint Denis.

Le match « de la mort » entre ces deux équipes du Tournoi des Six Nations n’a pas été beau à voir, certainement la pluie incessante, le vent et le froid n’aidaient en rien, mais même sans pluie, je pense, la stratégie de jeu des adversaires (chandelles, chandelles et quelques petits coups de pied rasants) n’aurait pas beaucoup changé.

Les Écossais avaient peur, on le voyait dans leurs regards, ils savaient que cela n’allait pas être une partie de plaisir, que le temps où les Italiens étaient battus avant le début du match n’existe plus. Ils ont donc joué de façon peu voyante, en cherchant la faute adverse et les 3 points par leur buteur Paterson, en journée favorable (il faut aussi dire que les tentatives étaient toutes assez simples). On peut remarquer que avant ce match, dans les 3 précédentes parties jouées dans cette Coupe du Monde, les joueurs des Highlands n’avaient JAMAIS tenté une pénalité. Maintenant ils sont à six sur six et surtout une qualification en quart de finale dans la poche ! Respect !

Les Italiens avaient faim, ils savaient et le disaient depuis belle lurette que celui-ci était le « match de leur vie », qu’ils devaient gagner pour « accomplir un fait historique dans le rugby italien »… disons qu’ils étaient bien préparés pour la bataille, et effectivement on peut dire que physiquement ils étaient prêts, ils ont gagné presque tous les impacts, ils ont allés de l’avant. On se pose donc la question « comment ils ont fait pour perdre ? ». Simple : l’arrière buteur français de la Squadra, Bortolussi, a été bien en dessous de sa capacité (3 sur 6 aux pénalités), Pez n’a pas brillé, l’équipe a commis six fautes qu’on pourrait juger de stupides et inutiles, mais que Paterson a transformé en points, et surtout le grand Troncon, probablement à son dernier match, pour fêter ses 101 sélections, sur la dernière balle il tape à suivre un ballon qu’il ne fallait surtout pas rendre aux adversaires, car la 80e minute était passée et donc les Écossais ne devaient faire rien d’autre qu’un en avant pour que Kaplan siffle la fin et le passage aux quarts.

Il faut dire que l’Italie a essayé de faire un jeu style Argentine contre les bleus pour le match inaugural, mais la différence c’est qu’après quelques bonne chandelle en début de match, en plus mal réceptionnées par l’arrière écossais, elles ont commencé à devenir trop longues et donc impossibles à récupérer pour les centres italiens.

Tant pis, ce ne sera pas pour cette fois ci, peut-être dans quatre ans, qui sait.

Par contre on voit mal les écossais aller battre dans une semaine Argentine ou France, tellement ils ont fait peu de jeu jusqu’à présent.

 
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