Edito du premier weekend de competition
unecdm
Edito du week-end
Chers amis de Planète Rugby,
Vu que des comptes-rendus de tous les matchs ont déjà été faits, je me colle à ce petit édito du week-end qui vient de se dérouler, le premier d’une longue série de 7 week-ends de rugby !
J’ai eu la chance d’assister personnellement aux deux premières rencontres de cette historique 6e RWC, France–Argentine et Nouvelle Zélande–Italie. Ces deux matchs n’ont rien en commun, sauf que ils se déroulaient tous les deux dans la même compétition. D’un coté un match accroché, pas spectaculaire mais palpitant, un peu gâché par une mauvaise journée de M. Spreadbury qui, pourquoi pas, il est humain lui aussi, a peut-être craqué à la pression !
Mais revenons à la fête Coupe du Monde. Beaucoup de monde autour du stade, des Français, des Argentins et des gens venus de partout, pour vivre une fête. Le sponsor Heineken qui a dépensé une fortune semble s’intéresser plus à la télé qu’au public, car, comme l’a si bien dit l’Equipe dans son édition de samedi, la bière à 7 euros ne donnait pas beaucoup envie de s’attarder autour du stade.
La cérémonie d’ouverture a était boudée par certains, mais il faut dire qu’elle ne devait durer qu’une vingtaine de minutes, pour ne pas déranger l’échauffement des équipes, et se monter /démonter très vite. Sans la trouver extraordinaire mon humble avis est qu’elle était appréciable.
Le match sur Planeterugby.net a été décortiqué par Jacques ; je ne suis pas tout à fait d’accord avec lui (suis plus d’accord avec son morceau d’aujourd’hui que celui de tout de suite après le match), je trouve que l’Argentine a fait un match parfait, elle a fait ce qu’elle devait et Laporte et ses troupes sont passées complètement à coté du match. Au stade cela a était rigolo de voir TOUT le stade acclamer Chabal quand il allait rentrer, même Jésus himself n’aurait pas eu autant de soutien et des gens qui croyaient en lui ! Ce même public qui le sifflait il n’y a pas très longtemps a acclamé Fred Michalak, qui n’a pas trop mal joué et qui pourrait être lancé par la blessure de Skréla (qui avant de se blesser au genou s’était blessé au « mental »).
Vous auriez du voir le visage de Ignacio Corleto en zone mixte, un sourire idiot collé au visage, il ne savait pas trop expliquer son essai mais ce qui était sûr c’était son bonheur ! Les Français étaient très réalistes, conscients d’avoir raté le match. Voir Laporte et Ibañez, la tête basse pendant la conférence de presse faisait mal au cœur et Pichot a souligné qu’il avait mal au cœur d’avoir battu la France, un pays qui a toujours beaucoup aidé l’Argentine ! Il a aussi dit que il était conscient que leur match n’était pas beau à voir, mais que cela était nécessaire pour gagner.
Ce qui a surpris c’est l’important nombre de supporters argentins, qui ont même réussi à se faire entendre. Un grand bravo au public qui a continuer à soutenir la France dans les moments de difficultés et qui a respecté l’adversaire pendant tout le match.
Samedi midi un monde complètement différent, le froid et le gris de Paris St. Denis laissent place au soleil marseillais et a une grande chaleur. On calcule qu’il y avait presque 15.000 italiens, le plus grand nombre de supporters jamais enregistré pour un match de l’Italie à l’étranger ! Mais plus que des maillots italiens on voyait des maillots noirs (et il fallait le faire avec la chaleur !), mais sous ces maillots des rares Kiwis, puis des Français, des Italiens, … , les blacks sont aimés par tout le monde.
Si on regarde le match comme « externe » on peut trouver que l’entrée en scène des NZ a été très réussie ; si vous étiez là, je ne dis pas pour voir une victoire italienne, mais pour voir une grande prestation des « Azzurri », c’était décevant, même pitoyable ! La presse italienne était dégouttée de ce que l’équipe de Berbizier a fait, mais le même Pierre l’a dit. Manque d’envie, manque d’idées, manque de fraîcheur… la seule chose qui peut être envisagée c’est que la condition sera la pour le 29 quand il faudra affronter (et battre) l’Ecosse pour aller en quarts ! Les Blacks se sont montrés prêts, ils ont fait une répétition de leurs gammes avec un partner pas à l’hauteur de la situation. Epoustouflante la facilité montrée pour tout faire !
Là aussi une grande fête de rugby, tout le monde ensemble après le match. Je n’ai pas pu suivre les deux autres matchs du samedi (Australie – Japon et Angleterre – Etats-Unis), retour oblige, mais les « perdant annoncés » ont tout donné, pour pouvoir quitter le stade tête haute, chose que les Italiens n’ont pas su faire.
Le long premier dimanche de compétition commence avec un Pays de Galles – Canada, avec les gallois en gris (personnellement je trouve leur maillot horrible, le pire de tous, on dirait qu’ils n’ont pas de maillot et qu’ils ont fait du « body painting ») et les américains en rouge. Des canadiens surprenants, qui marquent trois essais à zéro (trois pénalités de Hook, mais aucun jeu), avant de craquer physiquement d’un coté et au niveau du jeu quand Stephen Jones et Gareth Thomas rentrent sur la pelouse. Le petit Hook a perdu bien des points face au vieux Jones ; il pourrait être essayé au centre, mais évidemment la pression lui a joué un mauvais tour ! Afrique du Sud – Samoa a été un autre exemple de cœur et envie de la part du petit David contre Goliath. Bien sur les Springboks se sont imposé aisément, mais le match était beau à voir, le public du Parc en a eu pour son argent.
L’Ecosse bat le Portugal, qui marque un essai et un but pour son premier match en Coupe du Monde, tandis que la Namibie fait plus que de la figuration contre l’Irlande. Pour les Verts ont peut dire que leurs deux matchs importants n’arrivent que dans deux semaines, donc ils peuvent se permettre de ne pas être encore à fond.
Ce qui me fait mal au cœur c’est voir que, même quand ce n’est pas nécessaire, les arbitres donnent des essais douteux aux grands et les refusent aux petits,… M. les arbitres, un essai de plus pour un petit donne chaud au cœur, un essai de moins aux seigneurs … donne aussi chaud au cœur à la grande famille du rugby !
Ce qu’on voit c’est que même les matchs faciles ne sont pas une partie de plaisir (sauf pour les All Blacks, pour le moment), que les équipes moyennes veulent s’accrocher et donc ce que je peux vous dire c’est que le cœur dans le rugby est encore important !
Monsieur, les ballons ovales se reposent aujourd’hui mais déjà demain ils recommencent à rouler et rebondir de façon bizarre. Qui joue ? Comme toujours l’équipe sacrifiée est l’Argentine : comme l’a dit Agustin Pichot ceci n’est pas juste, mais c’est comme ça ! Les Argentins n’ont donc pu fêter que le temps d’un soir (et que jusqu’à 3 heures), pour partir la veille vers Lyon et n’avoir que deux jours pour préparer ce match contre la Georgie qui ne sera pas une partie de plaisir !
Une dernière remarque : pour les infos que j’ai reçu on trouve assez aisément des billets pour les matchs à des prix intéressants… je ne vous dirait pas de partir de Paris à Marseille sans ticket, mais si vous êtes dans les environs…