samedi, 25 mai 2013|
 

Les raisons d’une défaite honteuse ?

Comment les Bleus ont-ils pu perdre un match dont ils avaient toutes les clés ?

Supérieurs physiquement, techniquement, les Bleus ont semble-t’il craqué psychologiquement.

Tout a commencé dans le vestiaire. Pour faire prendre conscience de l’importance de ce match (comme s’ils ne le savaient pas !) Bernard Laporte a demandé aux 8 joueurs non alignés vendredi soir de remettre les maillots. Il a ensuite demandé (comme N. Sarkozy veut le faire pour les élèves de primaire) à Clément Poitrenaud de lire la lettre de Guy Môquet (le jeune résistant exécuté par les Nazis).

Résultat plusieurs joueurs, débordés par leur émotion, ont craqué dans le vestiaire. Avant d’entrer sur la pelouse du Stade de France !!! Après ça, c’est assez facile de comprendre pourquoi les Bleus ont été aussi incapables de jouer !

Sur le terrain, on a vu une orgie de passes. Certaines arrivaient au but... les autres... dans les bras adverses. Les Argentins ont fini le travail de sape du moral des Français, en les empêchant par tous les moyens de faire du jeu. Envie, agressivité, jeu au pied, tout ça était côté argentin, avec surtout un pack de bonne qualité, et une charnière excellente.

En face, le 5 de devant a fait son travail, Betsen aussi. Les autres 3è ligne ont été dominés. La charnière n’a pas su trouver les réponses à ce que proposait l’Argentine. Les 3/4, mal lancés, n’ont rien pu faire. Seuls Heymans et Rougerie sont un peu sortis du lot. Mais le premier a eu toutes les peines du monde à tenir une place qu’il n’occupe plus depuis des années...

Enfoncés, démoralisés, les Bleus, malgré leur domination importante en conquête (touches et mêlées impeccables !), n’ont pas su.. jouer ! Envoyer des ballons propres, dégager son camp nettement, occuper le terrain adverse... les bases du rugby n’ont pas été respectées. Du coup on a vu une bouillie de rugby, avec d’un côté une équipe dépassée par l’ampleur de l’événement, et de l’autre une équipe détendue, sérieuse, gagneuse... mais terriblement dénuée d’un début d’imagination.

Ajoutez à cela un buteur de premier plan (Felipe Contepomi), un arbitre en dessous de tout, et vous aurez l’équation qui fit, en ce triste soir du 7 septembre 2007, que l’équipe de France perdit un match qu’elle aurait dû gagner 10 fois.

 
A propos de Planète Rugby
Lawrence Dallaglio pense très sérieusement à rechausser ses crampons internationaux pour aider l’Angleterre à conserver son titre de Championne du Monde... Sélectionné chez les Lions irlandais et britanniques pour leur tournée (catastrophique) en Nouvelle-Zélande en juin, Big Lol avait du rentrer plus (...)
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