Angleterre-France : la victoire du réalisme et de la volonté
Les Français ne partaient pas forcément favoris. Ni les Anglais d’ailleurs, même s’ils avaient corrigé les Gallois une semaine plus tôt. C’est que ces matches de préparation sont souvent des entraînements améliorés... avec le sel de la victoire en plus.
Les Anglais se sont montrés plus conquérants, en touche, en mêlée, et dans le jeu d’avants : groupés-pénétrants efficaces, charges au ras à 2... les Français ont reculé. Mais voilà, les Français ont plaqué. Tous. Ils ont montré une préparation défensive très au point, et les Anglais n’ont jamais pu franchir la ligne, même s’ils ont eu quelques occasions.
Alors ils ont tiré au pied. Pénalités, un drop... qui ont récompensé une domination (plus de 60%) mais qui n’ont pas été suffisants.
Car les Français, s’appuyant sur leurs forces du moment, c’est à dire un placement défensif presque sans faille, et sur des plaqueurs surmenés (Betsen, Skréla...) ont bel et bien montré plus de réalisme que leurs homologues : les 2 essais de Pelous et Chabal en sont la preuve. 2 essais de 2è lignes en débordement ! Celui de Chabal marque à nouveau les esprits, bien sûr : très bien emmené par Michalak, Sébastien Chabal se lance dans une chevauchée de 30m, résistant aux plaquages, raffûtant et percutant, pour finir, grâce aussi au leurre de Yannick Nyanga, derrière la ligne, et ce à 10 minutes de la fin.
On aura vu des lignes anglaises supérieures, pratiquement partout : l’alignement en touche, la mêlée, la ligne de 3/4 très remuante... mais les demis Français ont été, eux, supérieurs... et toujours la défense... dont l’exemple-type est le plaquage dévastateur de Dimitri Szarzewski, revenu en travers, sur Vickery qui allait marquer...
On notera aussi les vertus du coaching, puisque les joueurs entrés en cours de jeu ont tous apporté leur pierre par dessus l’édifice des titulaires, pour gagner ce match. Il était temps que l’entraîneur national s’en rende compte... ![]()