Décourageant !
« on n’a pas été bons »
Du début à la fin, les Tongiens ont mis au supplice des Français qui présentaient pourtant « l’équipe-type » ! De la première à la dernière minute, les Bleus ont subi les assauts des autobus tongiens, sans réagir.
Manquant de liant collectif, jouant sur des bases rugbystiques faibles, incapables de déplacer la défense de Tongiens certes costauds et volontaires, mais tout de même limités techniquement, le XV de France a vécu un véritable calvaire à Wellington.
La faillite est collective. On garde en mémoire la pauvreté du jeu proposé, et l’incapacité des demis à varier le jeu. Lors des actions de jeu qui sont souvent apparues lors de ce match : les avants étaient placés en 2 blocs de 4. Un à gauche, un à droite, et on voyait Dimitri Yachvili envoyer successivement le paquet de gauche puis celui de droite dans la muraille des défenseurs tongiens. Jeu stérile, sans imagination. Le peu de fois où on a envoyé vers les extérieurs, en accélérant le jeu, le XV de France a pu être dangereux, mais ayant insuffisamment fixé les véloces défenseurs en rouge, les attaques ne pouvaient pas être conclues.
Symbole de cette faillite, Julien Bonnaire, habituellement irréprochable en défense, s’est fait trouer au milieu du terrain, sans parler de l’essai qu’il concède en tenant la main à l’ailier tongien... dire que certains de ces joueurs du Tonga jouent pour la plupart en ProD2 ou en Fédérale 1, ou dans des promus en Top 14 en France !!! Citons : Ephraim Taukafa, talonneur de Mont de Marsan, Finau Maka le capitaine, qui joue à Pamiers, Samiu Vahafolau 3e ligne de Béziers, Suka Hufanga, 3/4 centre de Malemort, sans parler de Hehea, 2e ligne de Lyon, Fatafehi, 3/4 centre à Lyon, Ma’ilei et Lilo à Bordeaux...
Alors que faire maintenant ? Marc Lièvremont préconise, sûrement à juste titre, que les joueurs se prennent en charge collectivement, que le staff prenne du recul. Que faire d’autre quand on voit la démission collective de ces joueurs prétendument l’élite des joueurs français ? Messieurs les Bleus, les Anglais vous attendent samedi prochain. Allez-vous encore proposer la bouillie de rugby qu’on a vue jusque là ? Ou enfin allez-vous poser, voire imposer votre jeu ?