L’Ecosse, dans la douleur
Écosse 15-6 Géorgie 
Le traquenard pouvait paraître idéal : quatre jours après avoir été mis à mal par les Roumains, en mêlée et plus globalement devant, les Ecossais rencontraient les Géorgiens annoncés, et réellement plus forts, sous la pluie.
Avec une équipe bis, rien ne semblait garanti. D’ailleurs le score est assez serré bien que l’Ecosse ait eu une emprise globale sur la rencontre. Car, surprise, la mêlée écossaise a résisté sinon pris l’avantage face aux piliers géorgiens pourtant parmi les plus réputés du championnat de France. Soutenus par la paire Hines-Hamilton, Murray, Ford et Jacobsen ont contre toute attente rivalisé. La performance du cinq de devant va poser à Robinson des dilemmes cornéliens : que faire de Gray ? ou de Kellock son capitaine ? Les aligner et affaiblir sa mêlée ou les laisser de côté et affaiblir sa touche ? On sait que Hines avait été replacé en troisième ligne aile pendant le Tournoi des Six Nations. Gray pourrait peut-être y être essayé.
Derrière, des choix seront aussi difficiles entre Danielli-Paterson, performants contre la Roumanie, et Lamont (Rory)-Morrison, performants contre les Géorgiens. A part à l’ouverture où Parks est un incontournable, Robinson a le choix partout. Il a d’ailleurs exprimé sa satisfaction suite aux résultats de ces deux matchs. Ses hommes sont en forme et ont évité, certes sans génie, les chausse-trappes roumains et géorgiens.
Place maintenant aux matchs décisifs contre les Argentins et les Anglais. En premier lieu les Argentins, une équipe au profil similaire à celui des Lelos, mais bien plus forte.