Un ordinaire samedi de rugby
Ce samedi 20 aout était un samedi avec beaucoup de rugby. Au niveau rugby international, on avait le Tri Nations, avec Afrique du Sud – Nouvelle Zélande et différents matchs amicaux de préparation à la Coupe du Monde (Pays de Galles – Argentine, Ecosse – Italie, Irlande – France).
Bien évidemment le niveau du seul match officiel était bien meilleur que les matchs amicaux, vue le différent moment de la saison et de la préparation dans lequel se trouvent les équipes.
De façon surprenante les Springboks se sont imposés contre les Blacks à Port Elizabeth, au Nelson Mandela Bay Stadium, sur le score final de 18 à 5. 5 buts et un drop de Morne Steyn contre un (magnifique) essai de Kahui. Si les sud-africains ont gagné, ils le doivent à leur buteur et à leur défense, car coté attaque, zéro, rien, tandis que les perdant se sont créés au moins une demi-douzaine d’occasion de marquer et se sont vu refuser un (autre) magnifique essai par le TMO pour passe en avant sur la dernière passe en dehors de l’en-but : je croyais que la vidéo ne pouvait que juger que ce qui se passait dans l’en-but !
Mais bon, si j’étais un NZ, je serais content car cette petite piqure de rappel sera utile pour la Coupe du Monde et cette défaite les oblige à gagner la semaine prochaine en Australie s’ils veulent remporter la compétition : quoi de mieux pour simuler un match couperet à la prochaine RWC ?
La première mi-temps s’est conclue sur le score de 15 à 5, ce qui veut dire qu’il n’y a eu qu’une pénalité sur toute la deuxième période.
Les Springboks avaient leur meilleur équipe du moment, tandis que les Blacks, bien que ayant 22 excellents joueurs, étaient en format « expérimental », avec par exemple Weepu comme deuxième ouvreur et surtout McCaw et Carter au repos. Je ne sais pas qui a été homme du match officiel, mais si j’avais dû voter j’aurais dit Toeava, très tranchant sur toute la partie.
Pays de Galles – Argentine : le Millenium n’était pas plein comme il y a une semaine pour la revanche contre l’Angleterre, mais il y avait tout de même 51.000 spectateurs, ce qui, vous en conviendrez, n’est pas mal du tout ! Une équipe à son troisième match de niveau en trois semaines contre une équipe qui disputait son premier (et unique) test match avant la Coupe du Monde. Par ailleurs, il faut dire que les gallois jouaient leur huitième match officiel de la saison, tandis que pour les Pumas c’était le premier, après avoir affronté deux fois les Barbarians français en juin et une sélection sud-américaine il y a quelques semaines.
A’ 20 jours de la Coupe du Monde, la différence s’est vue tout au long de la partie. Des vaillants Pumas se sont cassés les dents sur des solides gallois. Les argentins ont dominé en première mi – temps, mais n’ont pas pu ni su concrétiser (ouverture du score sur une pénalité de Contepomi à la 29e minute, tandis que les gallois ont marqué deux essais en 3 minutes sur la fin de la période, tuant le match.
North et Hook ont été très à l’aise dans le squad européen.
Les argentins vont jouer mardi un match contre les Worcester Warriors pour ensuite rentrer en Argentine mercredi d’où ils partiront en Nouvelle Zélande. Les gallois n’ont pas d’autres matchs prévus, ils vont simplement peaufiner leur préparation, mais ils ont montré qu’il faudra compter sur eux.
Ecosse – Italie : comme souvent, un match ouvert et désordonné, disputé devant seulement 20.000 spectateurs à Murrayfield (la fédération doit se poser des sérieuses questions sur le rugby, car de moins en moins de monde au Stade depuis quelques années). Les locaux se sont imposés 23 à 12, mais le déchet a été énorme des deux côtés. Il faut dire que le squad écossais ne sera dévoilé que lundi, beaucoup de joueurs britanniques jouaient leur futur sur ce match, tandis que les italiens ne courraient aucun risque, la liste des 30 ayant déjà été annoncée.
Chez les italiens, si la mêlée fermée a confirmé, les demi (et le jeu d’attaque) ont encore une fois déçu. Les italiens doivent travailler la discipline (14 fautes sur le match, 5 dans les premières 18 minutes) et la défense, qui ne monte pas et permet à ses adversaires de jouer en vitesse et dans le confort. A’ la pause le score était de 13-7, rapidement revenu à 13-12, pour ensuite revoir les Highlanders repartir au score, avec un dernier essai naît d’un contre sur un dégagement manqué de l’arrière azzurro, Masi.
Les italiens ne peuvent certes pas se définir heureux de ce match, mais ce n’est pas non plus un désastre, surtout vu les résultats irlandais. Les écossais sont fidèles à eux-mêmes, ils ne dominent pas, ont beaucoup de qualités mais aussi du déchet.
Irlande – France :
Je dirais une belle victoire des Bleus, mais je laisse un français écrire un petit compte-rendu, car non irlandophobie pourrait me faire trop encenser le jeu des bleus, en blanc sur ce match.
Pour finir, je voudrais citer un match de ITM Cup, le championnat des provinces néo-zélandaises (et oui, 4 test matchs pour un jour ce n’était pas suffisant (c’est ce que m’a dit ma femme
) : j’ai vu quelque chose d’hallucinant, quelque choses que vous, le commun des mortels, n’avez jamais vu
. Le match en question c’est Manawatu contre Waikato. Il faut savoir que l’équipe de Manawatu s’appelle les « Turbos », et hier meilleur nom n’aurait pu être choisi.
En première mi-temps Waikato dominait largement le jeu, ayant plus de 65% de possession du ballon et ayant passé presque 70% de temps en territoire adversaire. Résultat : 5 essais à zéro pour Manawatu, sur ces contres menés à la perfection, avec un Aaron Cruden majestueux à la baguette ! 4 pénalités, 6 transformations et au départ de 3 des 5 premiers essais des siens ! Une leçon de réalisme rugbystique. Et on parle du french flair…
Ah oui, le bonus offensif des 4 essais était atteint à la 27e minute !!! 5e à la 31e minute… mais à la fin Waikato s’est réveillé et a marqué deux essais avant la pause, au total 7 essais en 40 minutes. 35-17 à la pause, 54 – 20 final.