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C’est
bien beau de voir un match de rugby à la télévision, mais bien autre
chose est de vivre le match en direct, avec ses couleurs et ses odeurs,
avec une vision totale et non seulement par la réalité décidée par
un régisseur de télévision. Arrivé à Rome le matin, la ville est pleine
de drôles personnages habillés en rouge, hommes et femmes, enfants
et vieux. A’ Rome le climat n’est pas au beau fixe, les romains sont
couverts car il fait frais et il promet pluie ; les gallois sont souvent
en manches courtes, les filles en jupe sans collants… supporters italiens
on en voit pas des masses… Une fois arrivé près du stade Flaminio
l’ambiance ne change pas, beaucoup de gens habillés en rouge, presque
personne en bleu,… et ceci 2 heures avant le début du match. Bien
que la fédération italienne ait annoncé que le stade allait être presque
plein beaucoup de doutes sont présents auprès des journalistes de
rugby italiens. On craint que deux matchs en 6 jours ce soit trop
pour le public italien…on dit que ce match aurait pu être joué ailleurs,
mais d’un autre coté aucune autre italienne on craint pourrait garantir
une dizaine de milliers de british ou frenchies…A la fin le stade
est assez comblé mais des nombreuses places sont restées disponibles
(et n’oubliez pas que le stade ne tient que 25.000 spectateurs).
Venons-en au match. Les italiens s’attendaient beaucoup de leur équipe,
qui avait fait un grand match contre l’Irlande 6 jours auparavant
et on espérait aussi que les gallois arriveraient comblés d’avoir
battu le 15 de la rose une semaine plus tôt… mais les gallois sont
arrivés très concentrés, désireux de gagner ce match, tandis que les
italiens, qui ont fait un seul changement par rapport aux 15 contre
l’Irlande, et seulement à cause de blessure, étaient la mauvaise photocopie
d’eux même ; si contre l’Irlande ils se sont battus comme des fous,
faisant voir beaucoup de belles choses, contre le PdG rien n’est à
sauver ! Des mauvais choix, des mauvaises passes, un désastre en défense,
des plaquages ratés… un désastre ! Les gallois ont fait voir leur
valeur, qui est énorme entre les trois quarts, avec des individualités
fantastiques. A’ remarquer surtout Henson et Shane Williams, le plus
jeune et le plus léger de l'équipe.
Le premier essai gallois arrive après 4 minutes : tout naît par un
petit coup de pied du centre italien Masi, qui est repris par Shane
Williams, qui est arrêté par Mirko Bergamasco à quelques mètres de
l’essai, le ballon vit, le numéro 8, Michael Owen fait une triple
sautée pour Jonathan Thomas seul à l’aile qui marque, Stephen Jones
transforme. Trois minutes plus tard presque le second essai gallois,
quand Pozzebon perd un ballon sur la ligne des 22 mètres gallois,
Gareth Thomas fait le contre, coup de pied à suivre avec Nitoglia
qui sauve à un petit mètre de l’essai.
A la 11ème minute l’essai italien, Shane Williams tape un coup de
pied contré par Orquera qui prend l’ovale et part faire l’essai, aidé
par Ongaro qui fait un petit voile sur le botteur gallois qui perd
du temps précieux pour aller reprendre l’ouvreur argentin des italiens.
5-7. Le Flaminio espère un match comme le fin de semaine précédent.
Mais l’espoir finit à la 22ème minute, quand Shanklin marque le deuxième
essai des britanniques … et sur la même action Mauro Bergamasco doit
quitter le terrain pour une fracture au zygoma (pommette). En milieu
de mi-temps un coup de pied à suivre de Troncon prend l’arbitre australien
Andrew Cole en plein visage, comme le règlement le prévoit, on repart
sur une mêlée italienne. L’arrière italien (d’origine sud-africaine).
De Marigny rate 2 pénalités, suivi par Henson qui lui aussi en rate
une pour les dragons. En plein arrêt de jeu Martin Williams marque
un essai assez rare, qui avant d'être validé demande l’intervention
du TMO. Il est plaqué très près de l’en-but italien et donne le dos
à l’en but, sans y arriver, mais dans le mouvement il arrive à faire
toucher le ballon un instant sur la base du poteau, et ceci est essai
! A la mi-temps : 5-19 De Marigny réussit son premier coup de pied
de la journée en début de période. Les azzurri s’approchent aussi
de l’en but gallois, mais après une belle action de Nitoglia et différentes
phases on commet un en avant qui rend vain les efforts. Et après un
quart d’heure l’essai est fait par Cockbain, qui termine une magnifique
action de Shane Williams, Shane qui marque lui son essai 4 minutes
plus tard sur une phase de jeu qui en dit long sur l’état des italiens
à ce moment : remise en jeu sur la ligne des 22 m. italiens, Orquera
botte, les trois quarts montent tandis qu’on voit tous les avants
se promener tranquillement sur la pelouse, comme si le jeu était arrêté…Kevin
Morgan, entré pour Luscombe fait un slalom pour donner enfin le ballon
à l’autre ailier qui marque. Le score est à ce moment 8-33. En fin
de match se sera l’autre deuxième ligne, Sidoli, à marquer son premier
essai personnel. Score final : 8-38, 30 points d’écart.
Chez les italiens un désastre la défense et l’attaque, mauvaise condition
physique… espérons pour les azzurri que leur niveau réel ce soit celui
contre l’Irlande et non celui contre le PdG. Kirwan, entraîneur azzurro,
après le match a admis que l'équipe est carrément passée à coté du
match. Coté gallois, on peut espérer…fondamentale le match contre
les français dans 15 jours, s’ils arrivent à vaincre au Stade de France
un match extérieur à Edimbourg pour jouer une probable « finale »
contre les irlandais à domicile le 19 mars. Meme en cas de défaite
à Paris une possible victoire au bout du tournoi si les bleus ne s’imposent
pas à Dublin le 12 mars… à suivre.
Guido Chimienti
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