ITALIE - GALLES

 

Le 12 Février 2005 - A Rome - Stade Flaminio
ITALIE 8
1E ORQUERA (11) 1P DE MARIGNY (45)
PAYS DE GALLES 38
6E THOMAS (4) SHANKLIN (21) WILLIAMS (40) COCKBAIN (53) S. WILLIAMS (57) SIDOLI (72) 4T : S. JONES

Les équipes:

Italie : A. MASI (M. BARBINI 21e-24e) (M. BARBINI 54e) M. BERGAMASCO L. NITOGLIA W. POZZEBON (K. ROBERTSON 54e) R. DE MARIGNY L. ORQUERA A. TRONCON (P. GRIFFEN 57e) M. BERGAMASCO (D. DAL MASO 23e) A. PERSICO S. PARISSE M. BORTOLAMI (c) S. DELLAPE (C. DEL FAVA 58e) A. LO CICERO L. CASTROGIOVANNI (S. PERUGINI 58e) F. ONGARO

Galles : G. THOMAS (c) S. WILLIAMS T. SHANKLIN G. HENSON H. LUSCOMBE (K. MORGAN 54e) S. JONES (C. SWEENEY 61e) D. PEEL (G. COOPER 57e) M. WILLIAMS (R. SOWDEN-TAYLOR 75e) M. OWEN B. COCKBAIN R. SIDOLI J. THOMAS G. JENKINS (I. GOUGH 62e) A. JONES (J. YAPP 62e) M. DAVIES (R. McBRYDE 62e)

 

ANALYSE

C’est bien beau de voir un match de rugby à la télévision, mais bien autre chose est de vivre le match en direct, avec ses couleurs et ses odeurs, avec une vision totale et non seulement par la réalité décidée par un régisseur de télévision. Arrivé à Rome le matin, la ville est pleine de drôles personnages habillés en rouge, hommes et femmes, enfants et vieux. A’ Rome le climat n’est pas au beau fixe, les romains sont couverts car il fait frais et il promet pluie ; les gallois sont souvent en manches courtes, les filles en jupe sans collants… supporters italiens on en voit pas des masses… Une fois arrivé près du stade Flaminio l’ambiance ne change pas, beaucoup de gens habillés en rouge, presque personne en bleu,… et ceci 2 heures avant le début du match. Bien que la fédération italienne ait annoncé que le stade allait être presque plein beaucoup de doutes sont présents auprès des journalistes de rugby italiens. On craint que deux matchs en 6 jours ce soit trop pour le public italien…on dit que ce match aurait pu être joué ailleurs, mais d’un autre coté aucune autre italienne on craint pourrait garantir une dizaine de milliers de british ou frenchies…A la fin le stade est assez comblé mais des nombreuses places sont restées disponibles (et n’oubliez pas que le stade ne tient que 25.000 spectateurs).

Venons-en au match. Les italiens s’attendaient beaucoup de leur équipe, qui avait fait un grand match contre l’Irlande 6 jours auparavant et on espérait aussi que les gallois arriveraient comblés d’avoir battu le 15 de la rose une semaine plus tôt… mais les gallois sont arrivés très concentrés, désireux de gagner ce match, tandis que les italiens, qui ont fait un seul changement par rapport aux 15 contre l’Irlande, et seulement à cause de blessure, étaient la mauvaise photocopie d’eux même ; si contre l’Irlande ils se sont battus comme des fous, faisant voir beaucoup de belles choses, contre le PdG rien n’est à sauver ! Des mauvais choix, des mauvaises passes, un désastre en défense, des plaquages ratés… un désastre ! Les gallois ont fait voir leur valeur, qui est énorme entre les trois quarts, avec des individualités fantastiques. A’ remarquer surtout Henson et Shane Williams, le plus jeune et le plus léger de l'équipe.

Le premier essai gallois arrive après 4 minutes : tout naît par un petit coup de pied du centre italien Masi, qui est repris par Shane Williams, qui est arrêté par Mirko Bergamasco à quelques mètres de l’essai, le ballon vit, le numéro 8, Michael Owen fait une triple sautée pour Jonathan Thomas seul à l’aile qui marque, Stephen Jones transforme. Trois minutes plus tard presque le second essai gallois, quand Pozzebon perd un ballon sur la ligne des 22 mètres gallois, Gareth Thomas fait le contre, coup de pied à suivre avec Nitoglia qui sauve à un petit mètre de l’essai.

A la 11ème minute l’essai italien, Shane Williams tape un coup de pied contré par Orquera qui prend l’ovale et part faire l’essai, aidé par Ongaro qui fait un petit voile sur le botteur gallois qui perd du temps précieux pour aller reprendre l’ouvreur argentin des italiens. 5-7. Le Flaminio espère un match comme le fin de semaine précédent. Mais l’espoir finit à la 22ème minute, quand Shanklin marque le deuxième essai des britanniques … et sur la même action Mauro Bergamasco doit quitter le terrain pour une fracture au zygoma (pommette). En milieu de mi-temps un coup de pied à suivre de Troncon prend l’arbitre australien Andrew Cole en plein visage, comme le règlement le prévoit, on repart sur une mêlée italienne. L’arrière italien (d’origine sud-africaine).

De Marigny rate 2 pénalités, suivi par Henson qui lui aussi en rate une pour les dragons. En plein arrêt de jeu Martin Williams marque un essai assez rare, qui avant d'être validé demande l’intervention du TMO. Il est plaqué très près de l’en-but italien et donne le dos à l’en but, sans y arriver, mais dans le mouvement il arrive à faire toucher le ballon un instant sur la base du poteau, et ceci est essai ! A la mi-temps : 5-19 De Marigny réussit son premier coup de pied de la journée en début de période. Les azzurri s’approchent aussi de l’en but gallois, mais après une belle action de Nitoglia et différentes phases on commet un en avant qui rend vain les efforts. Et après un quart d’heure l’essai est fait par Cockbain, qui termine une magnifique action de Shane Williams, Shane qui marque lui son essai 4 minutes plus tard sur une phase de jeu qui en dit long sur l’état des italiens à ce moment : remise en jeu sur la ligne des 22 m. italiens, Orquera botte, les trois quarts montent tandis qu’on voit tous les avants se promener tranquillement sur la pelouse, comme si le jeu était arrêté…Kevin Morgan, entré pour Luscombe fait un slalom pour donner enfin le ballon à l’autre ailier qui marque. Le score est à ce moment 8-33. En fin de match se sera l’autre deuxième ligne, Sidoli, à marquer son premier essai personnel. Score final : 8-38, 30 points d’écart.

Chez les italiens un désastre la défense et l’attaque, mauvaise condition physique… espérons pour les azzurri que leur niveau réel ce soit celui contre l’Irlande et non celui contre le PdG. Kirwan, entraîneur azzurro, après le match a admis que l'équipe est carrément passée à coté du match. Coté gallois, on peut espérer…fondamentale le match contre les français dans 15 jours, s’ils arrivent à vaincre au Stade de France un match extérieur à Edimbourg pour jouer une probable « finale » contre les irlandais à domicile le 19 mars. Meme en cas de défaite à Paris une possible victoire au bout du tournoi si les bleus ne s’imposent pas à Dublin le 12 mars… à suivre.

Guido Chimienti