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Petite victoire au score, grande victoire pour
le moral...mais le tournoi n'est pas fini!
Voilà une victoire qui fait beaucoup de bien au moral des hommes de
Bernard Laporte! Battre les Anglais chez eux, ce n’était pas arrivé
depuis huit ans ! Dans le temple de Twickenham, les français nous
ont fait vibrer, au bout d’un suspense assez intenable, tant le retournement
de situation à la dernière minute guettait l’équipe de France ! !
A qui doit-on vraiment dire merci ? Aux Français pour leur victoire,
ou aux deux buteurs Anglais pour leur vraie contre performance (Hodgson
et Barkley) ?
La première mi temps est, sans contestation possible, à mettre à l’avantage
des Anglais qui prennent le match à leur compte en inscrivant pas
moins de deux essais et une pénalité. 17 à 6, reflet d’une mi-temps
qui nous laisse soudainement entrevoir une belle correction des champions
du monde, désireux de se racheter face à leur public ! Deux erreurs
défensives, deux seulement, mais deux essais dans l’escarcelle anglaise
! Delaigue, sur le premier, laisse s’échapper Bartley le premier centre
Anglais qui aplati derrière la ligne à la 18e. Le score bascule en
la faveur du XV de la Rose (7-3). Et les Anglais ne se privent pas
pour enfoncer le clou juste avant la mi temps. Bruno ne parvient pas
a éviter le raffut de Lewsey qui s’en va à l’essai. Le Stade s’enflamme,
les supporters Britannique pensent sans doute que leur équipe est
invincible ce jour là…Qui ne pense pas effectivement à cet instant
que les bleus de Laporte sont en train de mettre un terme à leurs
espoirs de second grand chelem consécutif…Très engagés à l’avant,
les efforts ne portent pas de fruits. Les fautes au sol sont trop
nombreuses et les imprécisions trop fréquentes. Les hommes de la Reine
campent du côté Bleu.
Mais c’était sans compter sur les bienfaits quelque peu miraculeux
de la mi-temps… Que s’est-il passé pour que les français reviennent
ainsi au score ? Plus de rigueur certainement, et un travail de sape
des avants qui poussent les Anglais à la faute dans leur camp. Occasions
choisies par Yachvili pour « enquiller » et remettre le XV tricolore
sur le chemin de la victoire. Mais ce n’est qu’à la 33e minute que
les bleus prennent définitivement le match en main : 17-18. C’est
d’ailleurs le score final du match ! Les très longues minutes d’arrêt
de jeu donnent pourtant l’occasion aux Anglais de ré inverser la vapeur…par
un drop raté face aux poteaux… Le grand chelem est donc envisageable…
mais ne crions pas « Victoire » trop tôt. Certes, battre les Anglais
c’était, encore l’année dernière, un peu gagner la finale avant l’heure…
mais le tournoi 2005 montre un visage tout à fait étonnant et nous
ne sommes pas à l’abri de nouvelles surprises de taille. Le piège
pourrait effectivement venir des Gallois qui se sont une nouvelle
fois imposés en Italie ce samedi, après avoir vaincus les Anglais
la semaine passée.
Et cette victoire ne doit pas cacher le travail qu’il reste à faire.
Les fautes au sol sont trop nombreuses : combien de fautes dans la
« zone de plaquage » avec des joueurs qui jouent au sol, qui ne font
pas l’effort de sortir d’en sortir ? Combien de ballon rendus sur
coup de pied à l’adversaire (notamment en première mi-temps où on
se débarrasse trop facilement du ballon comme si il brûlait)?
Avant de laisser place à quelques interrogations, soulignons ici le
travail remarquable effectués par les avants et notamment Serge Besten
qui ne fait pas un retour des moins remarqués ! Yachvili était également
très à son aise, tant dans le travail de demi que dans son rôle de
buteur assumé avec brio ! (Il est l’unique marqueur du côté Français
!)
Une fois n’est pas coutume, laissez moi terminer ce papier par quelques
interrogations ? Pourquoi faire jouer Chabal en 7 (visiblement pas
à son avantage à ce poste) alors qu’il joue en 8 dans son club ? Et
de même pour Bonnaire qui jouait en 8 alors qu’il n’est pas titulaire
à ce poste dans son club ? Et j’aimerai enfin une nouvelle fois insister
sur ce qui sera peut-être mon fil rouge dans ses chroniques… à quand
Michalak titulaire en 10 ?
Guillaume Rébillard |