| Le 5 Février 2005 - Saint-Denis - Stade de France | ||
| FRANCE | 16 (0) | |
| 1E : Traille, 1T : Michalak, 2P, 1D: Delaigue | ||
| ECOSSE | 9 (6) | |
| 3P : Paterson | ||
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Spectateurs: 79.060 Arbitre: Equipes :France: Elhorga - Rougerie (Valbon, 18è; Yachvili, 79è), Liebenberg, Traille, Dominici - (o) Delaigue (Michalak, 75è), (m) Mignoni- Bonnaire, Tabacco (Nyanga , 65è), Chabal - Thion (Lamboley 70è), Pelous (cap) - De Villiers (Milloud, 52è), Servat (Bruno, 79è), Marconnet Ecosse: Paterson - Danielli, Lamont, Southwell, Craig - (o) Parks, (m) Cusiter - Petrie, Hogg, Grimes (Dunbar 80è)- Murray (Hines 66è), White - Kerr (Douglas 54è), Bulloch, Smith |
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ANALYSE |
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La France frôle la correctionnelle Tout ou presque est à jeter... aucun fonds de jeu, une partie ennuyeuse et terne, ponctuée d'un 0-6 pour les Ecossais à la mi-temps... Tout juste peut-on retenir que Delaigue a sauvé les meubles par ses coups de pied judicieux, même s'il faillit aux tirs au but. Le 5 de devant n'a clairement pas fait son boulot, "mangé" par le paquet écossais. Chabal s'est réveillé en 2nde mi-temps, ponctuellement. Bonnaire a été le seul de la 3è ligne à tenir tête, Tabacco se faisant même prendre ses ballons en touche. Mignoni a tenté de dynamiser mais parfois s'est trop emballé. Valbon a délivré une partie inattendue à l'aile (pas de remplaçant prévu !) à la place d'un Rougerie sonné, mais qu'on regrettera. Dominici n'a pas eu de ballons. Au centre, si Traille a libéré par son pied la pression écossaise, Liebenberg a été bien en dessous du niveau qu'on attend de lui. Enfin Elhorga a tenu son rôle, sans plus. Quelle tristesse que de voir un si pâle XV de France... mais espérons qu'il se réveille dans le reste du Tournoi. Laissons à cette équipe reconstituée une chance de se construire... Les demis, la 3è ligne, la moitié de la ligne de 3/4 est nouvelle. Elle a donc l'excuse de la jeunesse, mais pas celle de l'envie. Allez, Messieurs, montrez-nous que vous avez ENVIE !!! Jacques Foury
Maigre butin pour les bleus, à quand les décisions d’avenir ? C’est la copie du mauvais élève que nous a rendu le XV de Bernard Laporte aujourd’hui au Stade de France. 16 à 9… après un impensable retournement de situation à quelques minutes de la fin du match ! Grégory Lamboley contre un coup de pied de dégagement de Southwell dans les 22 Ecossais… Traille récupère et file à l’essai… cauchemardesque pour ces pauvres Ecossais qui ont réussi à tuer le jeu français, à mener au score pendant 78 minutes et même à nous faire douter… !!! Que retenir de ce match si ce n’est la prestation quasi honteuse des bleus soi disant « en forme » ? On attendait un Chabal percutant, on attendait un vrai buteur, on attendait une troisième ligne inédite… bref… on attendait tout… mais on a rien eu mis à part les fautes au sol, les si nombreux en-avant, les touches perdues, les ballons rendus sur coup de pied ou sur déblayages approximatifs… Quelle est donc cette politique de l’homme en forme du moment ? Comment penser que c’est ainsi que l’équipe de France va se préparer à la prochaine coupe du monde ? Il est deux postes clés au sein d’une équipe de rugby, qu’on appelle la charnière. Ce nom donné à l’association du 9 et du 10 est bien la preuve que c’est eux les animateurs du jeu, preuve que c’est certainement de ces deux postes que dépend la stabilité de toute l’équipe… Alors, pourquoi ne pas enfin mettre en place une vraie charnière, une charnière qui dure. Et pourquoi aussi s’entêter à vouloir faire du 10 le buteur… trouvons un vrai demi d’ouverture et trouvons un vrai buteur, et qu’importe si le vrai 10 n’est pas le vrai buteur… Certes il est sans doute facile de mettre en cause les décisions de Bernard Laporte, mais les bleus n’ont pas brillé alors qu’on attendait beaucoup d’eux… Si cette équipe était effectivement l’équipe en forme du moment, alors l’heure est grave… Je crois qu’il faut remettre en cause ce dogme qui veux que soient sélectionnés « les hommes en forme du moment », qui est parfaitement au détriment du besoin absolu, à mon avis, de stabilité dans une équipe. Vous me direz que Bernard Laporte veut préparer l’avenir… alors oui, mais l’avenir passe à mon avis par Frédéric Michalak plutôt que par Yann Delaigue… le premier a 22 ans, le second a plus de 30 ans…Le premier est buteur titulaire à Toulouse, le deuxième ne l’est pas à Castres… Bien au-delà de ces deux postes (je n’ai rien contre Yann Delaigue dont la copie était plutôt correcte mais il ne m'inspire pas l'avenir!) c'est bien le besoin de construire sur un groupe à peu près stable d'un match sur l'autre qui manque certainement aujourd'hui à l'équipe. Oui, il y a des blessés... la tâche est rude... Mais la coupe du monde est dans deux ans… Et d'ailleurs, dans unes semaine, il faudra s'employer à battre une équipe d’Angleterre qui n’aura sans doute pas vraiment digéré sa défaite contre les rouges du Pays de Galles… Guillaume Rébillard |