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L’Irlande,
reine du suspense.
En battant
respectivement le Pays de Galles et l’Ecosse, l’Irlande et l’Angleterre
ont gagné le droit de disputer, dimanche prochain à Dublin, la finale
du Tournoi des 6 nations avec pour enjeu la victoire finale dans le
Tournoi 2003, triple couronne et Grand Chelem en prime. La France,
victorieuse en Italie, devrait compléter le podium.
A l’issue d’une fin de match haletante où la victoire semblait
hésiter à choisis son camp, l’avantage changeant trois fois en moins
de 200 secondes, l’Irlande a battu d’un souffle de vaillant gallois
25-24 et demeure invaincue à Cardiff depuis 20 ans. Avec ce dixième
succès consécutif, le XV du trèfle a ainsi préservé ses chances de
conquérir un second Grand Chelem après celui de 1948. Malheureux sur
ce coup-là, le XV gallois semble toutefois avoir enrayé son inexorable
déclin même si la cuillère de bois lui semble désormais promises.
L’Angleterre, pour sa part, trace également son chemin vers
un éventuel douzième Grand Chelem après avoir battu sans frayeur ni
panache l’Ecosse à Twickenham. Cette victoire acquise sur le voisin
du Nord porte à 21 la série de succès des hommes de Woodward sur leur
pelouse fétiche. L’Ecosse, à qui l’air londonien ne réussit plus depuis
1983, enregistre son troisième revers en 4 matches et ne peut plus
espérer au mieux qu’une place d’antépénultième.
Dans le derby latin, la France a vaincu l’Italie pour la quatrième
fois en autant de rencontres dans le cadre du Tournoi au terme d’un
match très offensif. Ce succès devrait permettre aux hommes de Bernard
Laporte de terminer sur le podium de ce Tournoi 2003. Certes, loin
des rêves initiaux de Grand Chelem mais il faut rappeler qu’en cette
année de Coupe du Monde, le Tournoi n’est pas l’objectif majeur de
nos ambitieux tricolores.
Dernière journée, déjà, ce week-end avec France – Galles et
Ecosse – Italie en hors d’œuvre samedi avant l’apothéose attendue
entre l’Irlande et l’Angleterre dimanche. Il sera alors temps de faire
un bilan de ce Tournoi 2003, mitigé sur le plan du jeu, et de se projeter
plus avant vers la Rugby World Cup 2003 de l’automne en Australie.
Yannick
Dubois
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