|
La
journée de tous les dangers !.
Aucun doute là-dessus,
la troisième journée du Tournoi des VI nations 2003 est une journée
à risques. A son programme, le second sommet programmé de la compétition
(Irlande - France), le match pour une éventuelle cuillère de bois
(Ecosse - Galles) et une rencontre susceptible de menacer certains
records du Tournoi (Angleterre - Italie).
Record or not record ?
Le plus facile d’abord. L’Angleterre, qui accueille dimanche l’Italie
à Twickenham, devrait remporter son dix-neuvième succès consécutif
dans son stade fétiche et réussir sans frayeur une levée supplémentaire
dans sa quête d’un possible Grand Chelem après lequel le XV de la
Rose court depuis 1995. D’autant que le XV transalpin, en dépit de
ses récents progrès, ne nourrit aucun espoir en terme de résultat,
sauf à éviter de prendre la même correction que lors de ses deux dernières
visites à Twickenham : 67-7 en 1999 et 80–23 en 2001, respectivement
plus écart et plus de points marqués dans un match du Tournoi. Alors,
record ou non ? Telle est la seule question que se posent les bookmakers,
l’Angleterre étant cotée à 1 contre 1, du jamais vu de mémoire de
parieurs rugbyphiles.
Pour rester dans la course.
Samedi, à Dublin, l’Irlande accueille la France dans ce qui devrait
être LE match du week-end. Après Angleterre - France lors de la journée
initiale et avant Irlande – Angleterre en clôture du Tournoi, ce second
des trois sommets de l’édition 2003 est décisif pour les deux équipes.
Le XV du Trèfle, qui court après une victoire finale depuis 1985 et
un Grand Chelem depuis 1948, doit battre la France pour la troisième
fois en 4 ans s’il souhaite disputer la «finale», contre l’Angleterre
lors de la dernière journée, avec un titre en jeu. Pour le XV de France,
la victoire est indispensable pour conserver une chance, certes faible
mais réelle, de remporter le Tournoi 2003. Tout autre résultat impliquerait
que l’équipe de France, lauréate en 2002, aurait assurément perdu
son titre. Pour la première fois depuis l’avènement du rugby pro,
l’Irlande part légèrement favorite dans une confrontation avec la
France. Du moins, aux yeux des bookmakers. Mais cela suffit à montrer
l’ampleur de la tâche qui attend les joueurs de Bernard Laporte face
aux coéquipiers de Brian O’Driscoll. Guiness ou Champagne ?
Le spectre de la cuillère de bois.
Peu de temps après la fin d’Irlande - France se déroulera un dramatique
Ecosse – Galles à Murrayfield. Si la pression est principalement sur
l’Ecosse qui a l’occasion d’ouvrir, à domicile face à un adversaire
à sa portée, son compteur d’essai, le XV du poireau est lui aussi
soumit à forte pression après son revers en Italie. Malgré une superbe
réaction d’orgueil face aux Anglais, l’équipe galloise ne partira
pas favori dans une rencontre qui pourrait bien être sa meilleure
chance de ne pas terminer fanny avec la cuillère de bois. Ce qui n’est
pas, à priori, le cas de l’Ecosse, les hommes de Ian McGeechan ayant
une autre possibilité de remporter un match en recevant l’Italie lors
de la cinquiè me journée. Toutefois, le perdant de ce match aura de
fortes chances de terminer dernier du Tournoi. Perspective peu engageante
à quelques mois du mondial australien.
Un bien beau week-end en perspective, non ?e
Yannick
Dubois
|