Twickenham (Londres) le 15 février 2003
ANGLETERRE - FRANCE

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Le 15 février 2003 - A Londres - Twickenham
ANGLETERRE - (_)
1E Robinson (49), 1T : Wilkinson (49),
5P :
Wilkinson (14, 19, 28, 40+3, 58), 1D : Wilkinson (64)
FRANCE - (_)
3E Magne (17), Poitrenaud (67), Traille (80+3), 1T: Merceron (17)

Equipes :

Angleterre : 15 Jason Robinson, 14 Dan Luger, 13 Will Greenwood, 12 Charlie Hodgson, 11 Ben Cohen, 10 Jonny Wilkinson, 9 Andy Gomarsall, 8 Richard Hill, 7 Neil Back, 6 Lewis Moody, 5 Ben Kay, 4 Martin Johnson (capitaine), 3 Julian White, 2 Steve Thompson, 1 Jason Leonard.
Remplaçants: 16 Mark Regan, 17 Graham Rowntree, 18 Danny Grewcock, 19 Lawrence Dallaglio, 20 Nick Walshe, 21 Phil Christophers, 22 James Simpson-Daniel.


France : 15-Clément Poitrenaud; 14-Aurélien Rougerie, 13-Xavier Garbajosa, 12-Damien Traille, 11- Vincent Clerc; 10-Gérald Merceron, 9-Fabien Galthié (cap); 8-Imanol Harinordoquy, 7-Olivier Magne, 6-Serge Betsen, 5-Olivier Brouzet, 4-Fabien Pelous, 3-Christian Califano, 2-Raphaël Ibanez, 1-Jean-Jacques Crenca.
Remplaçants: 16-Jean-Baptiste Rué, 17-Sylvain Marconnet, 18-David Auradou, 19-Sébastien Chabal, 20-Dimitri Yachvili, 21-François Gelez, 22-Thomas Castaignède.


Carton jaune : -

Arbitre : M. Paul Honiss (NZL)

 

ANALYSE

Présentation

Par Bill Hooper, notre correspondant anglais.

Dur a avaler, il n'y a pas d'autre expression qui peut traduire l'amertume française après cette rencontre. Marquer trois essais contre un dans leur temple chez les Anglais et d'en sortir perdant! Mais pour gagner il fallait jouer à 100% en réalité les bleus étaient nettement en dessus.

Twickenham, glaciale, oh les esprits dans le stade se sont réchauffe avec la défaite des poireaux gallois à Rome devant les Italiens, mais la fête pour célébrer le centenaire de Jason Leonard s'est brise avec l'annonce du mort du jeune demi de mêlée internationale des Harlequins Nick Duncombe la veille d'une méningite a l'age de 21 ans seulement. La minute de silence avant la rencontre fut respectée par tous.

Apres les trois ténors de l'hemisphere-sud, ce fut le tour des Français de chuter devant une quinze de la rose, résolu de se venger pour la défaite subie au Stade de France l'année dernière. Une rencontre immense livrer par deux grandes équipes et a la fin la pression anglaise à eu raison et quand vous avez un type comme Jonny Wilkinson dans vos rangs pour punir vos indiscrétions vous frôlez une correctionnelle.

A la pause et avec un score de 12 à 7 en faveur des anglais, les Français furent bien placés pour revenir pendant la deuxième période, mais c'est les anglais qui pendant les vingt premières minutes de la deuxième mi-temps creusait l'écart définitivement en leur faveur. Le début de la rencontre fut très équilibré, l'ailier anglais Luger très en vu ainsi que le diabolique l'arrière Robinson, mais il fallait attendre la treizième minute pour les premiers points de la partie, une pénalité, de Wilkinson, qui heurta la barre transversale avant de passer ! La réplique française ne tarder pas, Magne qui contrait un coup de pied d'Hodgson, dans les 22 mètres anglais, il l'a pu récupérer en jonglant, pour aplatir près des poteaux, son dixième essai en cinquante neuf sélections, Merceron ajouta les deux points de la transformation, et la France menée 7 à 3.

Malheureusement les Français se sont vus sanctionne plusieurs fois par l'arbitre M. Honiss, qu'apparemment n'avait pas de tout la même interprétation des règles de la mêlée que les Français, le pauvre Crenca ne savait plus que faire ! Ce fait lié avec le nombreux des ballons concédait en " turnover " par les Français surtout aux moments clés, 19 fois c'est trop. Tout le temps Wilkinson dans un premier temps remontait la marque avant de pointait son équipe en tête sur le tableau de marque. Les Français tentaient mais n'aboutissait pas, surtout Garbajosa, le meilleur Français Clerc Poitrenaud et Ibanez. En même temps ils plaquaient les anglais comme des fous, très dur physiquement.

En deuxième période, les anglais montaient le ton et a la 48ieme ils marquent leur unique essai de la partie par Jason Robinson qui recevait une passe du centre Will Greenwood qui lui permettait de briser en fin la défense française et d'aplatir entre les poteaux, une formalité pour Wilkinson pour ajoutait les deux points supplémentaires de la transformation. Une nouvelle pénalité et un drop portaient les anglais à 25 à 7, et franchement l'on se disait la messe dites. Alors là ce sont les avants anglais qui baissait régime en fin de rencontre et les Français se sont revenus grâce à deux essais de Poitrenaud et de Traille qui concrétisait deux attaques au large qu'aboutissait en coin. Dommage que Merceron n'soit pas dans un bon jour. Une mince consolation le fait de marquer trois essais contre un.

Bill Hooper de Twickenham.

Le point de vue "Frenchie" :

Par Jacques Foury :

Le coup passa si près...

Contrairement à mes confrères qui se lamentent de la défaite des Bleus à Twickenham, je trouve moi que non seulement il y avait là des motifs de satisfaction, mais de plus les circonstances rendaient la victoire française quasiment impossible. Or les Bleus auraient pu y parvenir avec quelques instants de lucidité supplémentaires.

Comme en témoigne le premier essai d'Olivier Magne, la pression défensive a atteint des sommets à cet instant du match. Arriver à ralentir le demi de mêlée pour contrer l'ouvreur (pour cette séquence, ce fut Hodgson) en montant croquer celui-ci est un petit exploit, qu'il faut montrer à tous les 3è ligne aile.

Ensuite sur l'essai de Robinson, si au lieu de monter à 4 sur le centre, la ligne de défense monte à plat et régulièrement, l'arrière anglais n'a plus de place pour passer.

Subissant les temps de jeu anglais, la défense des Français a de nouveau été exemplaire. Et si Messieurs les Anglais se conformait à la règle et ne jouaient pas les ballons quand cela leur est interdit, il y aurait eu une tout autre musique à Twickenham, samedi.

Reste que les avants bleus ont été défaillants dans le soutien des points de fixation, où les Anglais étaient en surnombre et gênaient les sorties de balle, voire en prenaient possession. Les Anglais ont sur ce point surpassé les Français, et c'est là une clé du match.

Autre clé : Wilkinson. L'ouvreur anglais a été parfait dans son rôle. Mobilisant les défenseurs, frappant des coups de pied de déplacement, marquant tous ses points, y compris un drop au moment opportun... L'arme fatale a marqué 20 des 25 points anglais. En face, le pauvre Gérald Merceron a encore été dans un jour sans... manquant la bagatelle de 11 points ! Damien Traille venant rajouter 2 points à la liste des points manqués. Ca plus les points "donnés" à Jonny pour fautes stupides en face des poteaux... comment espérer gagner dans ces conditions ?

Les bons côtés se dessinent de façon encore plus marquée à la fin du match. Monopolisant le ballon, les Français ont marqué deux superbes essais à l'une des meilleures défenses du monde !!! A la régulière ! Emmenés par Garbajosa, qui a signé un retour resplendissant, les 3/4 des Bleus ont surclassé à deux reprises leurs homologues.

En ajoutant un peu plus de travail commun que quelques lundis par ci par là plus quatre jours, comment ne pas voir la marge de maneuvre du XV de France ? Un ouvreur en confiance, un Fabien Galthié retrouvé et les portes de la Coupe du Monde pourraient bien s'ouvrir en grand devant nos Bleus !!!