| Le 06 avril 2002 - A Paris - Stade de France | ||
| FRANCE | 44 (28) | |
| 5E : Betsen (2), Brusque (2), Rougerie ; 2T-4P : Merceron; 1P : Gelez | ||
| IRLANDE | 5 (5) | |
| 1E : Wood | ||
| Equipes : France : Brusque - Rougerie, Marsh, Traille, Bory - (o) Merceron, (m) Galthié (cap.) - Magne, Harinordoquy, Betsen - Brouzet, Pelous - De Villiers, Ibanez, Crenca Irlande
: Dempsey -
Horgan, O'Driscoll, Henderson, Hickie - (o) Humphreys, (m)
Stringer - D. Wallace, A. Foley, S. Easterby - O'Kelly,
Longwell - Hayes, Wood (cap.), Clohessy Arbitre : Paddy O'Brien (NZL) |
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ANALYSE |
08/04/02 |
| Qu'il est beau ce GRAND CHELEM !
A u coup de sifflet final de France-Italie, en ce froid hiver qui décalait implacablement les matches de championnat et empêtrait les gestionnaires de clubs dans des soucis bien loin du rugby lui-même, qiu eût parié un seul Euro sur une victoire du XV de france dans ce Tournoi ? Eh bien les Traille, Crenca, Haridornoquy et leurs compères sont venus en ce début avril, alors que le soleil avait envahi le pays, nous offrir l'immense bonheur du premier Grand Chelem du Siècle, du Tournoi des VI Nations et 8ème du XV de France. Franchement de quoi se réjouir, quand on voit avec quelle facilité des Irlandais tourmenteurs de Coqs ont été écartés de la plus simple espérance de victoire. 2 minutes, le premier essai de Betsen résonne dans le Stade de France. L'essai de Wood quelques minutes plus tard donnera bien quelques courts espoirs au XV du trèfle, mais Merceron par sa maîtrise, ses déplacements et ses coups de pied de pénalité renverra les Irlandais à 8 points jusqu'à la 27è minute. 28-5 à la mi-temps, 44-5 au final, les pauvres Irlandais qui se gaussaient dans la presse de pouvoir donner le Tournoi aux Anglais... L'essai en bout de ligne de Nicolas Brusque est assez symbolique de l'esprit formidable qui habite nos joueurs en bleu : percée de Marsh, relais de de Viliers et Crenca ! La première ligne française est sûrement aujoud'hui la plus mobile au monde. Crenca, Ibañez et de Viliers (ainsi que leurs suppléants) sont constamment sollicités en attaque balle en main, et pas seulement pour "aller péter", amis aussi pour assurer un relais, cadrer un défenseur... bref ils jouent comme des centres !!! La deuxième ligne n'est pas en reste, très puissante, mais aussi joueuse, la paire Pelous-Brouzet est aussi expérimentée et sûre. La troisième ligne, derrière un tel 5 de devant, se régale. Betsen, chasseur rapide et implacable, Magne coureur et puissant et Haridornoquy, sauteur en touche, relanceur, sont à la fête ! Que dire de la charnière Galthié Merceron ? Parfaits, ou presque... le premier meneur d'hommes, quasiment irremplaçable. Il a pourri l'après midi de Stringer et Foley derrière la mêlée, pris un petit côté comme en Écosse pour donner à Rougerie, et fait l'ouvreur chaque fois que Merceron allait au paquet. Merceron, la perle auvergnate, a fait preuve samedi d'autorité, de sang froid, et de précision. Rapide balle en main, il n'a pas hésité à défier l'adversaire, et n'a pas rechigné à plaquer à tour de bras ! La paire de centres Traille-Marsh, c'est une complémentarité qui nous manquait depuis la paire Sella-Mesnel. On leur souhaite la même carrière ;-) Marsh est le régulateur, le pivot de l'attaque, ce qui ne l'empêche pas de percer à l'occasion, ou de conclure, mais rarement il "mangera" une occasion, préférant donner (dans le temps juste) plutôt que tenter sa chance. Traille, c'est l'homme à tout faire de l'équipe : coup de pied énorme, défi physique, buteur, ses atouts, son jeune âge et sa simplicité font de lui un personnage attachant. Nos ailiers et notre arrière ne sont pas en reste pour recevoir le champagne préparé par les frères de combat : Rougerie a (enfin !) étalé toute sa classe en marquant un essai démarré dans le petit côté par son capitaine. Ensuite il s'est arraché du premier rideau, a fixé le 2ème et l'a laissé coi d'une deuxième accélération pour aller sous les poteaux !!! David Bory n'a pas laissé son camarade Montferrandais se régaler seul. Omniprésent, il s'est aussi offert une série inimitable de cabrioles qui amenérent le deuxième essai de Betsen. Nicolas Brusque est lui aussi une révélation. Souvent proche du très haut niveau, cette fois il y est. Grandes foulées, interventions tranchantes et 2 essais au bout d'un tournoi où le Biarrot, qui fut longtemps porte drapeau palois, s'est avéré une homme sûr et important pour le XV de France. Il faut aussi
associer à ce triomphe les autres acteurs de ce tournoi
où les effectifs ont, comme à l'habitude, beaucoup varié.
Ils s'appellent Auradou, Privat, Hall, Poux, Garbajosa,
Mignoni, Bru, Michalak, Jeanjean, Martin, Milloud, Azam,
Marlu, Albouy, Bruno, Audebert, Marconnet et Gelez. Tous
ont participé à nous offrir ce rêve. Tous on l'espère
participeront à garder à cette équipe son statut
actuel. Saluons aussi l'énorme travail du staff. Bernard
Laporte, Jacques Brunel, Bernard Vivès, David Ellis et
les 9 autres. Jacques
Foury |
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