Stadio Flaminio (Rome) le 16 févier 2002
ITALIE - ECOSSE
Accueil Six Nations

 

Le 16 février 2002 - A Rome - Stadio Flaminio
ITALIE 12 (9)
4P : Dominguez
ECOSSE 29 (9)
2E : Townsend, Laney ; 2T-5P: Laney

Equipes :

Italie
:
Vaccari (Martin 69) - Pedrazzi, Mi. Bergamasco, Stoica, D. Dallan - (o) Dominguez (Pez 79), (m) Troncon - Ma. Bergamasco, Phillips (Persico 79), Bortolami - Dellape (Giacheri 63), Checchinato - Pucciarello (Moreno 50), Moscardi (cap), De Carli (Lo Cicero 60).

Ecosse : Laney - Metcalfe, McLaren, Henderson, Paterson - (o) Townsend, (m) Redpath (cap) - Mower (Leslie 71), Taylor, White - Grimes, S. Murray - Stewart (Graham 60), Bulloch, Smith .
.

Arbitre: M. Deaker (NZ)

 

ANALYSE

18/02/02

 

Pour la cuillère de bois !

Une très mauvaise Italie est sortie de la pelouse du Stade Flaminio à Rome, battue par une décevante équipe d'Ecosse dans un match qui devrait avoir décider qui va remporter la cuillère de bois en 2002, laquelle cuillère est, nous le rappelons pour nos amis qui ne seraient pas au courant, "remportée" par l'équipe qui perd tous ses matches dans une édition du tournoi. Attention, le dernier du tournoi ne reçoit pas obligatoirement la cuillère de bois. En effet, s'il remporte un match ou même fait match nul, il est dernier mais n'a pas de cuillère (petite note historique, le tournoi jusqu'a il n'y a pas si longtemps n'avait pas de classement, il y avait un vainqueur et point final).

Toute cette intro est faite car il est difficile pour un amant (sic) du ballon ovale de parler du match qui a vu s'opposer les descendants de Jules César à ceux de Bravehart. Si les 30 avaient eu seulement un millième de la fougue et l'abnégation de leurs plus fameux prédécesseurs, ce match aurait été bien plus beau et intéressant... Mais vu que nos lecteurs bien aimés de Planète Rugby veulent savoir quelque chose de tous les matchs qui se disputent en ovalie je vais faire un effort!

Côté italien on doit se poser bien des questions...le staff technique a été renforcé, Brad Johnstone a derrière lui tout un staff de haut niveau (second entraîneur John Kirwan, entraîneur de la défense Graham, préparateur physique de premier niveau, comite de sélection et tout et tout…), mais ni les résultats ni, et ceci est bien pire, le niveau des Italiens n'a progressé. Si la défense s'est ameliorée en général, elle continue à faire 2 ou 3 grosses gaffes par match (qui se terminent généralement par un essai adversaire), mais côté attaque, les Azzurri sont inexistants !

Depuis 3 matchs, ils n'arrivent pas à marquer d'essai et, quand ils ont balle en main, ils ne savent que faire et ne font que du rentre dedans. Johnstone démontre n'avoir aucune cohérence dans le recrutement des joueurs : en 2 ans et quelques mois il a fait jouer en première équipe 75 joueurs ( !), certains qui font des bons matchs disparaissent, d'autres (comme Moreno et Pucciariello par exemple) disparaissent, en recevant de très fortes critiques, pour réapparaître tout a coup comme titulaire... Troncon, Dominguez, Stoica, Martin, tous très bons avec leurs clubs, sont très décevants une fois qu'ils traversent les Alpes...le rugby italien se demande quoi faire !

Les Ecossais, qui n'auraient du faire qu'une bouchée de ces Italiens, n'ont remporté le match qu'à 10 minutes de la fin, quand le toujours jeune Townsend a intercepté une passe du tout juste rentrée Martin et s'est envoler pour marquer en contre le premier essai du match. Jusqu'à ce moment, on avait assisté à un duel des buteurs entre d'un coté le Parisien Diego Dominguez et de l'autre, Paterson qui a tout de suite raté une pénalité très facile avant laisse la tache au kiwi Brendan Laney. Les quelques rares envolées des joueurs ont été vites oublié à cause de la griseur absolue du match, les spectateurs et les téléspectateurs ne garderont pas un grand souvenir (tout au moins au niveau du jeu) de cette rencontre.

Ah oui, le score final: 12 - 29. Seules notes positives pour les Italiens: la victoire des M-21 (6-3) et le défaite de justesse de l'équipe A (29-30), mais les Ecossais...étaient bien peu de chose :-)!

G. Chiumienti