| Le 03 février 2002 - A Paris - Stade de France | ||
| FRANCE | 33 (19) | |
| 2E Traille, Betsen ; 1T-6P : Merceron | ||
| ITALIE | 12 (12) | |
| 4P Dominguez | ||
| Equipes :
France : 1. Crenca 2. Bru (Ibanez 58') 3. De Villiers 4. Auradou (Pelous 58') 5. Privat 6. Betsen 8. Hall 7. Magne 9. Michalak 10. Merceron 11. Bory 12. Traille 13. Marsh 14. Rougerie 15. Jeanjean (Garbajosa 52'). Italie :
1.
Lo Cicero 2. Moscardi 3. Muraro 4. Delape 5. Checchinato 6. Bortolami
8. Phillips 7. Bergamasco 9. Troncon (Cap) 10. Dominguez 11. Pedrazzi
12. Stoica 13. Martin 14. D. Dallan 15. Vaccari Arbitre : Mr Alan Lewis (Irl) |
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ANALYSE |
04/02/02 |
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Que casino ! L'équipe de France s'est imposée
péniblement face à une équipe d'Italie accrocheuse.
Loin de leur niveau de l'automne dernier, les jeunes tricolores ont
commis beaucoup trop de fautes - de main, de choix - face aux Italiens,
n'inscrivant que deux essais à des adversaires portant en infériorité
numérique en seconde mi-temps. Il faudra se montrer autrement
plus convaincants dans quinze jours au Pays de Galles Quelle tristesse ! Quel ennui, même ! Dans un match assez terne, les Français ne sont parvenus à s'extirper de la médiocrité, accumulant les fautes de main, les mauvais choix et les gestes d'énervement. Certes, la résistance " à la frontière de la légalité " de l'équipe transalpine explique en partie ces déchets mais face à l'équipe la plus faible du Tournoi, on attendait mieux de nos vaillants conquérants de l'automne. Comme l'an dernier face à l'Ecosse, les Bleus n'entament pas le Tournoi de la meilleure manière. Une première mi-temps affligeante, où seul un éclair de Damien Traille - après l'expulsion sévère de Chechinatto, coupable d'avoir molester Magne après que celui-ci ait marché sur la tête d'un italien au sol - a permit à l'équipe de France de rentrer au citron sur un score flatteur. Longtemps contrés à 15 contre 15, les Bleus furent menés (3-12) une demi-heure durant par des Italiens appliqués à défaut d'être joueurs. De touche en mêlée et retour, entre les fautes des uns et la stratégie frileuse des autres, il y avait de quoi plaindre le public du Stade de France. La deuxième période ne fait que confirmer la tristesse de ce match entre des tricolores, toujours aussi maladroits et manquant singulièrement d'imagination, et des Italiens rapidement réduits à 14 puis à 13 pour des hors-jeu répétés qui ont fini par exaspérer l'excellent Alan Lewis. Une vraie contre-publicité pour le rugby : fautes de mains en pagaille, combinaisons avortées, jeu au pied approximatif, soutien en retard, coups gagnants avortés par des mauvais choix (Traille, Marsh) ou des fautes de main (Magne, Garbajosa). Une équipe
à la rue, comme perdue en l'absence d'un leader de jeu, laissant
le pauvre Michalak, aussi perdu qu'abandonné par les tauliers
supposés, constamment mis sous pression par la troisième
ligne adverse. Et, comme en première période, c'est
durant les arrêts de jeu que les Français trouvent l'ouverture
grâce à Betsen, sur une ultime attaque bien relayée
par Pelous et Ibanez. Un match à oublier. Sauf pour Bernard
Laporte ! Consolation : cela pourra difficilement être pire
dans deux semaines à Cardiff ! On se console comme on peut. Yannick Dubois |
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