FRANCE-GALLES Accueil Six Nations

 

Le 17 Mars 2001 - Au Stade de France
FRANCE 35 (19)
2E Bonetti, Bernat-Salles ; 2T Merceron, Lamaison ; 7P Merceron (4), Lamaison (3)
GALLES 43 (16)
4E Howley, Quinnell, James, Jenkins ; 4T Jenkins ; 3P Jenkins ; 1D Jenkins
Equipes :

France : Sadourny - Bernat-Salles, Lombard, Bonetti, Dominici - (o) Merceron (Lamaison, 43)- (m) Galthié - Juillet, Magne, Moni (Betsen, 61) - Pelous (cap. ), Auradou - De Villiers, Ibañez, Califano (Marconnet, 72)

Galles : R. Williams - Thomas, Taylor, Gibbs (S. Jones, 52), James - (o) Jenkins, (m) Howley - M. Williams, S. Quinnell, Charvis (G. Lewis, 64) - Moore, Gough (C. Quinnell, 77) - Young (cap.), McBryde, Morris (A. Lewis, 74)

Arbitre: M Lewis (Irl)

ANALYSE

18/03/01

Quelle déception !

On les a retrouvés nos bleus. Appuyés sur une énorme défense dans les 20 premières minutes, les Français cette fois ont lâché les chevaux. Emmenés par un Sébastien Bonetti superbe, un Thomas Lombard autoritaire, un Fabien Galthié fringant, et un Gérald Merceron vif et précis au pied, nos bleus ont retrouvé l'espace au large, et malgré une main-mise des Gallois sur le ballon marquent et régalent leur public. A 19-3 on se dit que les Gallois vont prendre cher. Malheureusement ces Gallois, menés par une paire de demis impériale, font mieux que résister. Rob Howley est l'auteur d'un essai sublime de 80m en sortie de mêlée après un départ de Scott Quinnell. Les diables rouges reviennent à 19-16 à la mi-temps.

Là tout se dégrade. Nos bleus sont à la peine physiquement et perdent leur lucidité. 7 minutes après la reprise notre ami Quinnell, très en vue ce samedi, lance Taylor à l'essai. 19-23, les spectateurs Français commencent à se regarder. "On le tenait ce match, qu'est-ce qui se passe ?" Notre belle défense, forgée par Bernard Laporte depuis des mois, se fait trouer 2 fois en 50 minutes.

Bon , il n'y a pas le feu. Les Titou (qui est rentré mystérieusement à la place de Merceron pourtant en forme), Dominici, Galthié et autres Juillet vont se ressaisir. Titou enquille, on recolle. Et là, comme le diable sorti de sa boîte, notre ami Jenkins nous plante un drop majestueux, histoire de nous tenir à distance. Quinnel enfonce le clou, perfore la défense et sert Taylor qui envoie l'ailier James derrière les poteaux ! 53ème minute, la malédiction du Stade de France a encore frappé.

Rien n'y fera plus. Nous sommes à genoux, et les relances de Sadourny, les percées d'Auradou, Bonetti, Lombard ne trouveront pas de soutien. Des essais tout cuits à 6 contre 2 échoueront. Bernat-Salles aura beau arborer son habituel V après son essai, on n'y croit plus. Même en repassant devant par la botte de Lamaison, les Quinnell, Howley et Jenkins nous feront encore boire la tasse au pied et à la main.

Alors de quoi se plaindre ? Les Bleus ont fait ce qu'on attendait d'eux. Ils ont ouvert le jeu, se sont passé le ballon. Mais voilà ils ont oublié de garder au passage leur défense de fer, ils ont oublié d'aller aider le copain qui perce, ils n'ont pas eu le jus de défier et franchir la défense Galloise. Le spectateur neutre ce samedi se sera tout de même régalé d'un beau spectacle, mais le supporter Français aura le droit d'être profondément déçu, parce qu'aujourd'hui encore "il y avait la place".

Jacques Foury

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