| Le 17 Février 2001 - A Londres - Twickenham | ||
| ANGLETERRE | 80 (33) | |
| 10E Healy (13, 19), Balshaw (35, 75), Cohen (42), Regan (56), Worsely (62), Greenwood (70), Wilkinson (79), Dallaglio (80) ; 9T Wilkinson (13, 19, 35, 42, 56, 62, 70, 76, 79) ; 4P Wilkinson (10, 31, 39, 40) | ||
| ITALIE | 23 (23) | |
| 2E Dallan (6),Checcinato (24) ; 2T Scanavacca (6,24) ; 3P Scanavacca (17, 27, 40) | ||
| Equipes
: Angleterre : Balshaw - Healey, Greenwood, Catt, Cohen - (o) Wilkinson - (m) Dawson - Dallaglio, Back, Hill - Grewcock, Johnson - Vickery, West, Leonard. Remplaçants: Regan, Woodman, Worsley, Corry, Bracken, Tindall,Robinson. Italie : Italy: Scanavacca -
Martin, Stoica, Pozzebon, D.Dallan - (o) Raineri - (m)
Queirolo - Checcinato, Bergamasco, Caione - Visser,
Gritti - Muraro, Moscardo, Lo Cicero. Arbitre : M. Dickinson (Aus) |
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ANALYSE |
18/02/01 |
| Tragédie en deux actes. Le match qui s'est deroulé à Twickenham peu se diviser en 2 parties, celle qui a eu lieu en première mi-temps, avec un beau match, disputé, avec une Italie surprenante, qui a mené à 2 reprises (les azzurri ont même ouvert le score avec un essai après 5 minutes de jeu), et une deuxième mi-temps à sens unique pour les anglais, qui ont infligé un 47-0. L'Angleterre présente une formation "classique" tandis que le coach néozélandais de l'équipe italienne surprend tout le monde en annonçant sa ligne des 3/4:en 9 : Queirolo (14 jours plus tôt remplaçant en equipe A), ouvreur :Raineri (centre, n'a jamais joué 10 depuis ses 17 ans), aux ailes :Dallan et Martin (centre dans son club), centres : Stoica (arrière normalement en equipe italienne) et Pozzebon (en A contre l'Irlande), et enfin Scanavacca à l'arrière ( remplaçant en équipe A contre l'Irlande). Johnstone n'a pas l'air d'avoir les idées claires quant aux 3/4 (pour ne pas dire qu'il ne comprend absolument rien sur le rugby italien). Avant le premier essai italien, la seule chose à remarquer, c'est la penalité facile bottée en touche, les anglais se croyant beaucoup plus forts que leurs adversaires (les journaux britanniques parlaient de plus de 100 points d'écart, les bookmakers acceptaient des paris si le premier essai anglais arrivait avant ou après 2 minutes,...) , pêché d'orgueuil car la pénalité ne donnera rien.Et c'est donc Denis Dallan, l'ailier italien qui va ouvrir le score, en marquant un essai aprés feinte de passe et en évitant trois plaquages. Les italiens avec Scanavacca retrouvent un buteur efficace qui transforme, 0-7. Quatre minutes plus tard Wilkinson (à partir de maintenant nous l'appellerons simplement W.) ouvrira le score pour l'equipe du pays d'Albion, par une penalité. En ce debut de match, les 2 équipes pratiquent un rugby assez confus. Après 12 minutes de jeu,les anglais arrivent à rejoindre la terre promise, par l'ailier Healey, qui profite d'un surnombre créé après plusieurs phases de jeu. W. transformera tous les essais sauf le dernier (9 au total), passera 4 penalités, et marquera un essai ce qui lui donne un total de 35 points individuels (Record du tournoi). Scanavacca égalise sur penalité, avant que l'arbitre télé n'accorde un second essai à Healey. (on comprend d'ailleurs difficilement pourquoi il a été accordé, le joueur fait clairement 2 mouvements une fois à terre et plaqué) . A la 25ème minute, nouvelle égalisation des italiens, qui marquent un essai de force par leur n.8, Checchinato. Score: 17-17, le public n'en revient pas, il est silencieux, on se croirait dans une église. Et 2 minutes plus tard Scanavacca en passant une penalité met à nouveau les italiens en tête, personne n'en revient!!!! Cet avantage ne durera il est vrai que 2 minutes, quand W. remettra les pendules à l'heure, 20-20. Avant la pause, les anglais marqueront encore un essai et 2 pénalités, les italiens seulement une pénalité, qui sera la derniere marque des bleus... Image amusante, Queirolo qui donne une balle à un coequipier en la passant en arrière au milieu de ses jambes... L'Italie se porte bien, mais on remarque qu'il faut 2 ou 3 italiens pour arrêter un anglais , ce qui fait que des espaces se créent... La seconde mi-temps se raconte beaucoup plus rapidement: des anglais qui jouent mieux, qui ont envie de faire, et qui trouvent en face des italiens qui commencent à être fatigués, qui défendent bien dans les premières phases mais qui n'arrivent pas à se replacer rapidement. L'Italie essaie de jouer pendant tout le match, mais ce sera un one team show. Et si comme tout cela ne serait pas sufisant, l'arbitre australien envoie un italien (Pozzebon) reprendre son souffle 10 minutes sur le banc, peut être pour fautes répêtées au sol. A 14 contre les anglais c'est la fin. On peut remarquer un coup de pied à suivre de Martin avec le genoux...comme celui qu'il a vu faire à Carlos Spencer pendant le match Italie-NZ, avec le même résultat, mais la difference est que les blacks ont marqué, cette fois ce sera Balshaw... Les italiens ont bien resisté 35 minutes, plus ou moins jusqu'à la 70ème minute (54-23), mais disparaissent complètement en fin de match. Les anglais restent seuls avec les irlandais à pouvoir obtenir le Grand Slam cette année, le grand match ayant lieu le 24 mars (si les gallois et les écossais ne créent pas la surprise dans 2 semaines). Les anglais s'ils jouent comme en deuxième périodeseront très difficile à battre (il ne faut pas oublier leurs victoires face aux sudafs et aussies); chez les italiens il est difficile de faire des prévisions, vue l'imprévisibilité de l'entraineur Johnstone. En Italie on est content d'avoir tenu tête aux anglais pendant une période mais le match entre les equipes A d'Angleterre et Italie s'est terminé 44-3, et entre les Moins de 21 ans: 47-18. Dans cette situation, quel avenir pour le rugby italien ? Guido Chimienti |
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