PRESENTATION |
02/02/01 |
| Vaincre le syndrome du Stade de
France Pour son deuxième tournoi en tant qu'entraîneur, Bernard Laporte a fixé un objectif dans le droit file de la victoire de l'automne face à la Nouvelle-Zélande : retrouver la première place européenne. Cela passe obligatoirement par une probante victoire face à l'Ecosse, victoire qui mettrait fin à une incroyable série noire au Stade de France. Depuis le titre mondial des manchots en juillet 1998, le Stade de France est devenu le symbole de la réussite de l'équipe de France de football. A contrario, depuis lors les rugbymen tricolores y ont perdu tous leurs matches face aux nations majeures : Ecosse et Galles dans le Tournoi puis l'Australie en tournée en 1999 ; l'Angleterre et l'Irlande dans le Tournoi 2000 puis l'Australie et la Nouvelle-Zélande à l'automne. Sept défaites pour un seul succès acquit face à l'Italie au printemps dernier. Etonnant ! La visite du XV du chardon tombe donc à point nommé pour tordre le cou à cette malédiction. La rigueur et la discipline chères au sélectionneur national et la puissance des avants français devraient permettre de mâter l'Ecosse qui, malgré son bon équilibre puissance / dynamisme et sa capacité à déplacer le jeu, semble un peu court des pattes avants pour contrarier les desseins tricolores. Le squad de Bernard Laporte est largement issu des tests 2000. Treize des 15 titulaires de l'équipe victorieuse des All Blacks sont reconduits pour ce match face à l'Ecosse. Le talonneur Raphaël Ibanez, et l'ailier David Bory sont les deux seuls changements : l'ancien capitaine du XV de France supplée Fabrice Landreau, blessé le week-end dernier face à Pau, tandis que l'ailier Montferrandais remplace numériquement Jean-Luc Sadourny, re-retraité ( !), Xavier Garbajosa glissant de l'aile à l'arrière. A l'exception de Thomas Castaignède et Emile Ntamack, tous deux blessés, voire d'Olivier Brouzet, susceptible aussi de réintégrer le groupe, Bernard Laporte tient donc visiblement son équipe-type. En fonction de la forme des uns et des autres, révélé par un bilan sanguin, on peut s'attendre à un coaching précoce dimanche. A priori, Serge Betsen, Christian Califano et Abdelatif Benazzi devraient vraisemblablement remplacer en début de seconde mi-temps Christophe Moni, Sylvain Marconnet et Christophe Juillet, trois joueurs du Stade Français très sollicités depuis le début de la saison. Pour préserver la fraîcheur physique des joueurs, et notamment des six du Stade Français qui seront sur la pelouse au coup d'envoi, l'encadrement a d'ailleurs décidé d'alléger sensiblement le programme d'entraînement vendredi et samedi Côté écossais, les modifications ont été plus nombreuses dans l'effectif. Par rapport aux derniers matches du XV au Chardon, en novembre, l'entraîneur Ian McGeechan a fait plusieurs changements, la plupart liés à des blessures ou à des retours de blessure. Ainsi, Andy Nicol, capitaine lors du dernier match du Tournoi 2000, cette fameuse victoire contre l'Angleterre, a guéri sa cheville et retrouve son poste de demi de mêlée, et Martin Leslie - que l'on dit en grande forme - retrouve une place en troisième ligne, aux côtés du débutant Petrie et de Budge Pountney. Au centre, James McLaren a été préféré à Alan Bulloch aux côtés de l'indispensable John Leslie En première ligne, Gordon Bulloch remplace Steve Brotherstone, blessé à un genou, comme talonneur, et Mattie Stewart remplace George Graham, blessé à une cuisse, comme pilier. Une première ligne fortement remaniée, ce qui doit fortement inquiéter McGeechan même si traditionnellement la mêlée n'est pas la préoccupation majeure des Ecossais, bien plus attachés à la conquête en touche et au dynamisme du pack qu'aux épreuves de forces. Nul doute cependant que le pack français se fera un plaisir d'appuyer là où çà fait mal ! La cote Planète Rugby : France 75 % - Ecosse 25 % Yannick Dubois |
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