| Le 4 Février 2001 - A Saint-Denis - Stade de France | ||
| FRANCE | 16 (6) | |
| 1E Bernat-Salles (42) ; 1T Lamaison (42) ; 3P Lamaison (11, 36, 85) | ||
| ECOSSE | 6 (6) | |
| 2P Logan (7, 15) | ||
| Equipes
: France: Garbajosa - Bernat-Salles, Comba, Dourthe (Merceron, 72e), Bory - (o) Lamaison, (m) Galthié - Magne, Juillet, Moni (Betsen, 52e) - Pelous (cap. ), Auradou (Benazzi, 52e) - De Villiers, Ibanez, Marconnet (Califano, 52e) Ecosse: Paterson - C. Murray, McLaren (A. Bulloch, 69e), J. Leslie, Logan - (o) Townsend (Hodge, 4e), (m) Nicol (cap.) (Redpath, 68e) - Pountney, Petrie (White, 75e), M. Leslie - R. Metcalfe (Grimes, 23e), S. Murray - Stewart (McIlwham, 54e), G. Bulloch (Russell, 68e), Smith Arbitre: M. Dickinson (Aus) Exclusion temporaire : M. Leslie (40) |
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ANALYSE |
Tempête dans un verre d'eau. Ben quoi ? Naifs, ivres d'espace et d'espoirs, nous espérions une large victoire face à des écossais que la faiblesse du championnat et les résultats catastrophiques de leurs clubs en Coupe et Bouclier Européen promettaient à une lutte acharnée avec l'Italie pour éviter la cuillère de bois. Hélas, il n'en fut rien, englués d'entrée de match dans un pack écossais trés tonique et une défense haute, la France étrangement apathique subit les trente premières minutes du match où seuls une défense héroïque et un brin de réussite (ah les deux valises de Nicol !!) empêchèrent les écossais de marquer un essai bien mérité. Les français balbutiaient une parodie de rugby où les balles perdues en touche le disputait à d'incroyables en-avant sur des passes anodines. Ces pertes de balles étaient d'autant plus rageantes qu'il parraissaient y avoir de belles ouvertures en bout de ligne où Bory et Bernat-Salles s'en donnaient à coeur joie. Le match bascula d'ailleurs sur un joli coup à l'aile ou Bernat, particulièrement véloce s'échappait grand train en bord de touche, son petit crochet intérieur surprit Leslie (le troisième ligne pas le centre) qui manqua d'arracher la tête du biarrot sur un placage haut : pénalité et exclusion logique de 10 mn. Lamaison ne convertit pas mais aprés les citrons, les écossais encaissèrent le seul essai du match sur une action magnifique qui vit successivement Comba réaliser un superbe cadrage-débordement avant de servir Bernat- Salles (parfaitement rétabli) qui enchaina lui aussi un cad- déb avec un splendide crochet intérieur laissant trois écossais sur place pour aller en dame. Dés lors le XV de france pris le match en main et les écossais se firent bien ternes, les attaques françaises se succédaient, les en -avants devenaient rares (enfin) , le stade attendait l'estocade ... qui ne vint pas !! A 10 mn de la fin, les français n'avaient toujours que sept points d'avance et étaient donc à portée d'un essai. Scénario connu :l'espoir changea de camp, le combat changea d'ame. Les écossais reprirent le chemin de l'avant et alignèrent une paire de percées grand champ qui firent passer des frissons sur l'échine des supporters tricolores. La malédiction du Stade de France allait elle s'abattre à nouveau sur le XV de france ? Il n'en fut rien et Lamaison libéra tout le monde avec une pénalité dans les arrêts de jeu. Laporte a quelques soucis a se faire avant un déplacement des plus périlleux en Irlande, car la conquête fut quelconque avec des lacunes récurrentes en touche mais une mêlée plus que correcte et la transmission de balle fut catastrophique notament en première mi-temps. Les irlandais ayant montré face aux italiens de fort belles qualités de relanceurs, il faudra s'abstenir de les "nourrir" de balles bêtement perdues. Le point positif reste la défense avec une énorme troisième ligne et un gros effort collectif. Les meilleurs furent Galthié (pour une fois France 2 ne s'est pas trompé) les deux ailiers, De Villiers et Lamaison toujours très sur malgré une touche non trouvée sur pénalité. Alain Péret |