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Par Yannick Dubois, 26 septembre 2001 L'heure de la rédemption... Cette septième édition de la coupe d'Europe permettra cette année encore de confronter ce qui se fait de mieux au niveau des clubs et des provinces dans l'hémisphère nord. De plus en plus prisée, tant pour l'attrait sportif que financier, cette compétition n'est pas loin de rivaliser avec son prestigieux homologue de l'hémisphère sud. Avouons-le, ce serait sans aucun doute le cas si la Coupe d'Europe ne souffrait d'un tel manque de lisibilité. Le saucissonnage de son calendrier - les six journées de la première phase sont réparties sur près quatre mois et la phase finale saupoudrée sur quatre autres ! - et un nombre inadapté d'équipe engagée entraînant un mode de qualification aussi compliqué à comprendre pour les amateurs qu'injuste d'un point de vue sportif, en sont les deux principales tares. L'édition 2001-2002 de la Heineken Cup, puisque tel est son vrai nom, propose cependant un superbe plateau. Comme la saison dernière, on retrouve sur la ligne de départ vingt-quatre équipes : six anglaises, six françaises, cinq galloises, trois irlandaises, deux écossaises et deux italiennes. Parmi les engagés, signalons la performance du Stade Toulousain, seuls club européen à avoir participé à toutes les éditions avec les trois principales provinces irlandaises (Munster, Leinster et Ulster). Pour leur part, Cardiff, Llanelli (Galles) et Trévise (Italie) en sont à leur sixième participation alors que du côté des clubs tricolores, le Stade Français y prend part pour la quatrième fois d'affilée tandis que Biarritz et Castres (également présent en 1995-96) rempilent pour une deuxième campagne consécutive et qu'il s'agit d'un retour pour Montferrand, quart de finaliste en 1999-2000, et pour Perpignan, demi-finaliste en 1998-99. Significatif d'une certaine stabilité de l'élite européenne, clubs, dix-sept de ces vingt-quatre équipes étaient déjà présentes l'an dernier tandis que seuls trois bizuths feront leurs premiers pas dans cette épreuve : Newcastle (Angleterre), Bridgend (Galles) et Calvisano (Italie). Parmi les non-qualifiés, l'absence la plus remarquée est sans nul doute celle de Brive, Champion d'Europe en 1996-97 et finaliste l'année suivante. Parmi les autres absences notables, constatons celle inédite de Pontypridd (Galles) qui avait participé aux six premières éditions de l'épreuve ou encore celle des Saracens, l'un des plus gros budgets du rugby européen pourtant. Côté tricolore, outre Brive, on relèvera principalement l'absence de Colomiers après trois participations consécutives et celle, récurrente d'Agen. La domination anglaise Absents lors de l'édition inaugurale par manque de conviction, puis en 1998-99 en raison notamment de différends sur les modes de répartition financière, les clubs anglais attaquent leur cinquième année de participation. Avec 3 titres (Bath, Northampton et Leicester) ainsi qu'une finale (Leicester) en quatre éditions, les Anglais sont pour l'instant les plus performants à ce niveau. Les Français ne sont pas bien loin, car avec 2 titres (Toulouse et Brive), et 3 finales (Brive, Colomiers et le Stade Français), les clubs tricolores n'auront manqué qu'une finale en six participations, lors de la saison 1999-2000. L'Irlande suit avec ses provinces de plus en plus conquérantes (1 titre avec l'Ulster et 1 finale avec le Munster) qui n'ont eu de cesse d'animer les trois précédentes saisons. Enfin, le Pays de Galles n'a réussi qu'à glisser Cardiff en finale lors de la première édition tandis que les Ecossais et les Italiens n'ont pas encore placé d'équipe en quart de finale. Comme l'année passée, la répartition d'un club français et d'un club anglais par poule tend à rendre les niveaux assez homogènes entre les différents groupes, même si les aléas du tirage au sort font qu'une certaine disparité apparaît. A ce titre, il est probable que l'un des "meilleurs" deuxièmes sorte de la poule 1 où la présence de Calvisano, le petit Poucet de l'épreuve, est un facteur déterminant. L'autre place de meilleurs seconds devant vraisemblablement se jouer entre les poules 2 et 4, avec un à priori favorable pour la première. A contrario, les poules 3,5 et 6 nous paraissent bien plus homogène et promettent une lutte acharnée pour la qualification. Les
poules
Selon nos amis bookmakers, Leicester est donné archi-favori (7/2 !) pour conserver son titre. Les autres favoris répertoriés sont dans l'ordre le Stade Français, le Munster et Toulouse (10/1). Montferrand, Biarritz et Castres (15/1) bénéficient d'une cote d'outsider tout comme le Leinster, Bath ou les Wasps tandis que Perpignan (25/1) et les clubs gallois sont assez mal considéré. Mais que dire des clubs italiens et de Calvisano en particulier, coté à près de 1000/1 ! A réserver au amateur se sensations fortes. Au niveau du règlement, les six premiers de poule, ainsi que les deux meilleurs deuxièmes, disputeront les quarts de finale. Les quatre meilleurs à l'issue de la première phase auront l'énorme avantage de recevoir lors des quarts de finale. Cet avantage est loin d'être négligeable puisque depuis deux saisons, tous les clubs recevants se sont imposés. Demi-finales sur terrains neutres et finale au Millenium Stadium de Cardiff. Enfin, pour vous guider dans cette compétition et vous permettre de découvrir toutes les équipes engagées, Planète Rugby vous a préparé un dossier spécial avec un maximum d'information sur chacune des équipes et la cote Planète Rugby pour la qualification. Histoire de mesurer la tâche incombant à nos clubs : reconquérir enfin ce titre européen qui leur échappe depuis maintenant 4 saisons. Bonne lecture.
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