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CHAMPIONNAT DE FRANCE - TOP 14
Présentation |
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| Biarritz An II ?
Surnommés en début de saison 2005, les "galactiques" en référence au Real Madrid par une presse avide de formules chocs, les biarrots ont connu un début de saison fulgurant puis une spectaculaire baisse de régime (avec en point d'orgue la célèbre défaite à domicile face au voisin honni Bayonne) avant de se redresser et de s'adjuger un titre bien mérité. Les biarrots ont montré une solide conquête avec un Thomas Lièvremont au sommet de son art en troisième ligne centre, une charnière particulièrement efficace et des trois quarts plus offensifs avec la sobriété de Brusque, le coffre de Traille et les cannes de Bidabé et Gaétan sans compter la puissance physique du "Lomu blanc" Jean Baptsite Gobelet, trés en vue lors de la finale. Peu modifié à l'intersaison, le groupe biarrot est candidat à sa propre succession et on peut parier que les basques ne seront pas loin du stade de France une année de plus.. Mode d'emploi C'est une poule unique avec 14 clubs. Les 4 premiers seront demi-finalistes et s'affronteront sur un match (terrain neutre) pour l'accession à la finale. Les 6 ou 7(suivant les résultats des clubs français en Heineken Cup) premiers du classement seront qualifiés pour la coupe d'europe 2006/2007. Pour le maintien, il y aura deux relégation directes, autant dire qu'il y aura peu de place pour un "ventre mou" entre la 8 ème place non qualificative à l'europe et la douzième. (première non relégué.) Le barème des points reste identique avec 3 points pour une victoire , deux pour un match nul et 1 pour une défaite. Les bonus sont conservés : comptez donc un point supplémentaire pour 4 essais marqués et un pour une défaite de moins de sept points (les deux étant cumulables) Présentation des forces en présence: Les favoris pour le titre: (ou une place pour trois) Chaque année, c'est la m^me rengaine, on retrouve les "deux stades" et le B.O. parmi le favoris pour le titre. Les trois clubs ont des budgets (très) conséquents, un effectif stable et les 3/4 des effectifs de l'équipe nationale. Ils ont remporté à eux trois tous les titres depuis 1993 !! soit 12 ans de domination sans partage ... Pas de raison donc que le champion 2006 sorte d'un autre chapeau que ce triumvirat. Menés
de main de maître par des coaches à forte personnalités
(Galthié, Novès , Lagisquet), ces effectifs de stars
arrivent à se fondre dans des collectifs extrêmement
efficaces et réguliers. Peu de changements dans les squads,
avec quelques renforts choisis sur un ou deux postes, des schémas
de jeu bien établis , une conquête (touches, mêlées)
impeccable , une défense intransigeante et quelques joueurs
d'exception qui peuvent débloquer un match quand la tactique
ne suffit plus, on pense la à Dominici, Michalak, Traille.
Tous les ingrédient sont la et il y a peu de risque que l'un
de ces trois (rois?) nous fasse une saison blanche (même si
le stade français failli passer à la trappe en 2003).
Le seul écueil semble être la persistance (malgré
toutes les promesses du "couple maudit" LNR/FFR) des doublons
matchs internationaux-journées de championnat qui pourraient
fragiliser temporairement ces belles mécaniques... Les Outsiders : (ou qui fera le quatrième à la belote des demi-finales) En chasse
derrière trio des favoris , il y aura une belle bagarre pou
la quatrième place qualificative (et qui sait peut être
pour déboulonner un membre du triumvirat, on peut rêver).
En premier lieu, citons Bourgoin, les isérois ont réalisé
cette prouesse l'an dernier et ont su conserver à l'intersaison
leur noyau dur d'internationaux qui en fait un pack si redouté,
il y a eu peu de départ si ce n'est la retraite de l'emblématique
Pierre Raschi et quelques arrivées prometteuses (notamment
le talentueux flanker de Narbonne Baluc -Ritenner et Guillaume Boussès
de Biarritz, bref le traiteur intraitable président du club,
a joué la stabilité ce qui est un gage de réussite
en général m^me si le métier de Laurent Seigne
manquera pour orchestrer la manoeuvre de ce pack redouté. Au total , ils sont donc 5 à pouvoir se mêler à la course aux demis ce qui nous promet une belle bagarre d'autant que parmi ces outsiders 1 ou 2 resteront également sur le carreau dans la course à l'europe ! vous avez dit tendu ?
Le maintien : Derrière cette lutte intense pour l'Europe , il y aura une lutte moins médiatique et glorieuse mais tout aussi intense et acharnée pour éviter les 13ème et 14ème places synonymes de relégation. Le moins mal loti semble être Narbonne qui a fini 10 ème l'an dernier et a recruté judicieusement malgré ses faible moyens (plus petit budget du Top 14) un mélange de jeune prometteurs (Ruiz, Benassis Patey, Mazars) et de gloires confirmées en quête d'un dernier baroud (Labit, Desbrosses), les entraineurs faisant le pari du jeu et la perle Candelon ayant encore des choses à prouver pour corriger l' image contrastée de sa tournée aux antipodes (deux essais mais quelques lacunes défensives), il faudra compter sur les narbonnais pour jouer les troubles fêtes (et viser un peu plus haut si le début de saison ne leur met pas la tête dans le seau comme l'an dernier). A la lutte également , Brive qui a perdu beaucoup de son potentiel offensif et son maître à jouer A lain Penaud mais qui a recruté Lolo Rodriguez et quelques sud-afs de fort tonnage, ce qui laisse présager une réorientation du jeu briviste vers un jeu plus restrictif axé sur le pack. Année de transition donc pour le CABC et ils leur faudra se méfier de la concurrence tant que la mue ne sera pas accomplie. Les palois auront il digérer leurs multiples crises et leur fin de saison dramatique (sauvé aprés un match de barrage) on le leur souhaite mais le recrutement n'a pas semblé compensé le départs Bref encore une année difficile à prévoir en Béarn ou l'on s'efforce de reconstruire. Montpellier aura du mal à viser autre chose que le maintien mais saura 's'appuyer sur son pack trés efficace et sur une relative solidité à domicile pour éloigner une fois encore le spectre de la relégation. Ce n'est pas le cas de Bayonne qui aura du mal à mettre du liant dans son recrutement trés anglo saxon et qui a perdu sa perle Larrachéa (parti à Sale) , et de Toulon, qui malgré son formidable public et la ferveur de Mayol sera comme tous les promus trés menacés par le phénomène de l'ascenseur, les basques et les toulonnais paraissent les plus menacés dans ce sextet ou le combat sera trés rude et ou chaque point (bonus ?) va compter.A eux de nous faire mentir.
Présentation Equipe par Équipe : |