Planete Rugby: Quel sont les stades qui
vous ont impressionné ?
Jean-Pierre Garuet: Bien sûr,
Auckland, quand on joue la coupe du monde, ça
marque ! Et aprés, j'ai eû la chance d'être
de cette sélection mondiale qui a fait la tournée en
Afrique du Sud, à l'occasion du centenaire de la fédération
sud-Africaine, à Johannesbourg. Là-bas, c'est aussi un
stade mythique, et c'est impressionnant, car il n'y a pas
loin de cent-mille personnes, et là, c'est trés
prenant, trés trés prenant !
Bien entendu, il y en a d'autres: Le vieux Twickenham,
avec ses tribunes en bois, où on voyait un peu les gens,
quand on était face aux tribunes...On les voyait presque
devant nous. Ca avait son charme.
Maintenant, on peut parler du Stade de France comme du
Stade de Twickenham d'aujourd'hui: Du fait des normes de
sécurité, ils ont mis les gens loin, alors...
Même s'il y a peut-être plus de monde, c'est moins
prenant, pour nous, sur le terrain.
Nous, on avait notre "chaudron", c'était
le Parc des Princes, on était portés...Je
pense que, même un joueur de série, il serait porté.
On avait des matches dont on ne se rendait pas compte
qu'ils duraient 80 minutes. On arrivait à la fin du
match, on entendait le coup de sifflet, on se disait
"déjà ?". Tout ca parce qu'on était portés
par le public. Pour moi, c'est trés important. quand je
pense au match de l'équipe de France à Marseille, en
Novembre 2000. Les gens et les joueurs ont trouvé cela
fabuleux...
On parle du public de Marseille, de celui de Lens, mais
c'est peut-être aussi parce que les stades y
sont faits pour les spectateurs et pour les joueurs...Les
stades dont on dit "morne plaine', ce sont ceux qui
ont des pistes d'athlétisme au bord du terrain. Il y a
des stades pour l'Athlétisme, et puis...Si l'on se
souvient de la Croix de Prince, à Pau. Quand vous voyez
le joueur qui est à dix mêtres devant vous, on pourrait
lui parler. Parce que nous, les joueurs, quand on
est sur le terrain, on est réceptif, et on est
portés...Pour nous, cette proximité équivaut un peu à
du "doping".
Et on ne s'y est pas trop penché, mais on dit qu'il y a
le meilleur public à Lens, à Marseille, mais il faut
dire que là-bas, on a tout fait pour ! Quand vous allez
au Cap ou a Johannesbourg, et qu'on voit leur stades, on
se dit: "Ils ont tout compris". Les gens sont
prés du terrain. Il y a, bien sûr, les loges
partenaires et sponsors, mais il y a aussi la possibilité
d'être prés du terrain, et je crois qu'ils ont
compris cela avant nous.
Propos recueillis par Philippe Morin
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