Les interviews Planète Rugby


Jean-Pierre GARUET

"on entendait le coup de sifflet, on se disait: "déjà ?"

6 Juin 2001, 18h45, Lourdes (65) - Paris (75)



Planete Rugby: Quel sont les stades qui vous ont impressionné ?

Jean-Pierre Garuet: Bien sûr, Auckland, quand on joue la coupe du monde, ça marque ! Et aprés, j'ai eû la chance d'être de cette sélection mondiale qui a fait la tournée en Afrique du Sud, à l'occasion du centenaire de la fédération sud-Africaine, à Johannesbourg. Là-bas, c'est aussi un stade mythique, et c'est impressionnant, car il n'y a pas loin de cent-mille personnes, et là, c'est trés prenant, trés trés prenant !

Bien entendu, il y en a d'autres: Le vieux Twickenham, avec ses tribunes en bois, où on voyait un peu les gens, quand on était face aux tribunes...On les voyait presque devant nous. Ca avait son charme.

Maintenant, on peut parler du Stade de France comme du Stade de Twickenham d'aujourd'hui: Du fait des normes de sécurité, ils ont mis les gens loin, alors...
Même s'il y a peut-être plus de monde, c'est moins prenant, pour nous, sur le terrain.

Nous, on avait notre "chaudron", c'était le Parc des Princes, on était portés...Je pense que, même un joueur de série, il serait porté. On avait des matches dont on ne se rendait pas compte qu'ils duraient 80 minutes. On arrivait à la fin du match, on entendait le coup de sifflet, on se disait "déjà ?". Tout ca parce qu'on était portés par le public. Pour moi, c'est trés important. quand je pense au match de l'équipe de France à Marseille, en Novembre 2000. Les gens et les joueurs ont trouvé cela fabuleux...

On parle du public de Marseille, de celui de Lens, mais c'est peut-être aussi parce que les stades y sont faits pour les spectateurs et pour les joueurs...Les stades dont on dit "morne plaine', ce sont ceux qui ont des pistes d'athlétisme au bord du terrain. Il y a des stades pour l'Athlétisme, et puis...Si l'on se souvient de la Croix de Prince, à Pau. Quand vous voyez le joueur qui est à dix mêtres devant vous, on pourrait lui parler. Parce que nous, les joueurs, quand on est sur le terrain, on est réceptif, et on est portés...Pour nous, cette proximité équivaut un peu à du "doping".

Et on ne s'y est pas trop penché, mais on dit qu'il y a le meilleur public à Lens, à Marseille, mais il faut dire que là-bas, on a tout fait pour ! Quand vous allez au Cap ou a Johannesbourg, et qu'on voit leur stades, on se dit: "Ils ont tout compris". Les gens sont prés du terrain. Il y a, bien sûr, les loges partenaires et sponsors, mais il y a aussi la possibilité d'être prés du terrain, et je crois qu'ils ont compris cela avant nous.

Propos recueillis par
Philippe Morin


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