Les interviews Planète Rugby


"On se bat avec nos armes, on lutte, et on a toujours été suivis par le public."

Julien DUPOND

Union Sportive Tyrossaise.
Trois-quart aile

Propos recueillis par Philippe Morin au club-house du PUC au stade Charlety, à Paris, aprés le match Métro-Racing/Tyrosse, le 26 octobre 2002.

Résultat: Victoire pour le Métro-Racing par le score de 39 à 37.

Planète Rugby



 

Julien DUPOND

1.80m, 87kg, Ailier à L'Union Sportive Tyrossaise coté Sud. (UST)

Interview à chaud, juste aprés le match.


 
 
  Un grand merci à l'Union Sportive Tyrossaise pour la disponibilité de ses joueurs et de ses dirigeants.
Un remerciement tout particulier au webmestre du
site officiel de l'US Tyrosse coté Sud, Monsieur Jean-François Anton, pour son aide.
 
 
 


 
Planète Rugby:
Où avez-vous été formé ?

Julien DUPOND:
J'ai été formé jusqu'en cadet à Chilly-Mazarin, en Essonne, aprés quoi j'ai intégré l'équipe de
Massy de cadet à sénior. Il s'agit donc de ma quatrième saison à Tyrosse.

Planète Rugby:
Quel est votre sentiment concernant le parcours de l'US Tyrosse depuis le début de cette saison ?

Julien DUPOND:
Depuis le début de la saison, nous faisons d'assez bonnes performances à domicile, ce qui correspond bien à l'esprit de club, depuis des années. Par contre, cette année, nous avons vraiment beaucoup de mal à reproduire à l'extérieur les mêmes bonnes performances qu'à la maison: On rate deux matchs qui auraient pu nous apporter des points à l'extérieur (ndlr: face à Albi et ce soir face au Métro-Racing).
Et chez deux prétendants au sommet de la poule (ndlr: Montpellier et La Rochelle), nous laissons complètement aller le match, et nous ne jouons pas nos chances à fond. Cela étant, nous avons perdu des point chez nous, face à Brive, qui est quand-même un "gros bras" de la poule...
Par contre, nous avons fait de trés mauvais matchs à l'extérieur, que ce soit à Montpellier, La Rochelle, Albi ou, ce soir, au Racing.

Nous avons certes déjà rencontré les gros de la poule, mais nous avons néanmoins perdu chez deux équipes qui ne joueront pas la montée. C'est contre ces équipes que nous nous battons sur la saison, et c'est surtout face à ces équipes que nous avons des points à prendre, le fait d'éventuellement battre quelques ténors étant un bonus.

Planète Rugby:
Pour vous qui avez été formé en région parisienne, quelles différences voyez-vous dans la façon d'y vivre le rugby, par rapport à ce que vous connaîssez actuellement, dans les Landes ?

Julien DUPOND:
Le rugby, dans les Landes, à Tyrosse, et en région parisienne, c'est complètement différent: Dans le sud-ouest, on vit le rugby du lundi au dimanche. Ici, en région parisienne, il n'y a pas de spectateurs (à part à Jean-Bouin, où le Stade Français arrive à bouger un peu de monde). Mais ici, en région parisienne, on ne vit pas "rugby": L'image du rugby n'est pas forcément celle qu'elle peut être dans le sud...Dans la région parisienne, c'est un sport complètement atypique, tandis que dans le sud-ouest, le rugby fait partie de la vie.

Chez nous, c'est vrai qu'il y a la pression de l'entourage, toute la semaine, du public, de la population entière...ici, comme on est anonyme, on n'a aucune pression: Ca peut parfois être bénéfique, mais parfois, c'est parfois agréable d'être reconnu et de vraiment porter l'image de ce sport. De sentir que c'est un sport qui existe et qui représente quelquechose. Avoir du monde dans les tribunes, c'est agréable quand c'est un bon match, mais ça peut être trés pénible quand le match est plus difficile. Mais c'est vrai qu'à Tyrosse, on est particulièrement bien soutenus, la plupart du temps, eû égard à notre statut de "petit poucet" au niveau du budget. On se bat avec nos armes et, depuis quelques années, on lutte, on lutte, et on a toujours été suivis par le public.

Planète Rugby:
PR:Parlez-nous du match qui vient de vous voir affronter le Métro-Racing ici, à Paris

Julien DUPOND:
Je suis trés déçu du match d'aujourd'hui, car c'était un match qu'on aurait pu gagner, avec un peu plus de serieux, un peu plus de motivation. On n'a pas la hargne qu'on arrive à avoir à domicile. Le week-end dernier, nous avons battu chez nous Tarbes, qui risque d'être une grosse équipe de la poule, tandis qu'on perd ici, face au Métro-Racing, un match qui était à notre portée, alors qu'on va se battre contre eux jusqu'à la fin de la saison. La conclusion, avec ces deux défaites à l'extérieur, face à ces équipes en concurrence directe avec nous, nous allons, comme l'année dernière, être obligés de se battre jusqu'à la fin de la saison.

Propos recueillis par Philippe Morin au club-house du PUC au stade Charlety, à Paris, le 26 octobre 2002.
Planète Rugby 2002


 

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