Quart de finale 3
FRANCE
43
( 27 )
21
( 0 )
IRLANDE
4 Essais : Magne (4e), Dominici (29e), Harinordoqui (34e) Crenca (47e)
4 Transformation : Michalak (4e,30e,34e, 48e)
5 Pénalités: Michalak (21e, 39e, 42e, 60e, 70e)
0 Drops :
3 Essais : Maggs (51e) O'Driscoll (67e, 80e)
3 Transformations: Humphreys (52e, 68e, 81e)
0 Pénalité :
0 Drops :
Dimanche 9 novembre 2003 - Melbourne - Colonial Stadium
Arbitre : M. Jonathan Kaplan (AFS)

Entraîneur:
Bernard Laporte

15 Nicolas Brusque - 14 Aurélien Rougerie - 13 Tony Marsh - 12 Yannick Jauzion (Brian Liebenberg 51e) - 11 Christophe Dominici - 10 Frédéric Michalak - 9 Fabien Galtier (C) - 8 Imanol Harinordoqui (Patick Tabacco 74e) - 7 Olivier Magne - 6 Serge Betsen - 5 Jérôme Thion (Olivier Brouzet 63e Pepito Elhorga 76e) - 4 Fabien Pelous - 3 Sylvain Marconnet - 2 Raphaël Ibanez (Yannick Bru 74e) - 1 Jean-Jacques Crenca (Olivier Milloud 70e)

Remplaçants : 20 Gérald Merceron

Ibanez (64e)


Entraîneur:
E. O'Sullivan

15 Girvan Dempsey - 14 Shane Horgan - 13 Brian O’Driscoll - 12 Kevin Maggs - 11 John Kelly - 10 Ronan O'Gara (David Humphreys 48e) - 9 Peter Stringer (Guy Easterby 70e) - 8 Victor Costello (Eric Miller 65e) - 7 Keith Gleeson - 6 Simon Easterby - 5 Paul O’Connell - 4 Malcolm O’Kelly - 3 John Hayes - 2 Keith Wood (c) - 1 Reggie Corrigan (Marcus Horan 51e)

Remplaçants :  16 Shane Byrne - 18 Doncha O’Callaghan - 22 Anthony Horgan


COMPTE-RENDU

Qui aurait pronostiqué un tel match ? Personne sans aucun doute, tant ce match avant son coup d’envoi paraissait indécis, les Français ayant été dominateurs dans une poule qualifiée de relativement facile, tandis que les Irlandais avaient failli accrocher la première place de leur poule face aux Champions du Monde en titre. Non, personne ne pensait cela.

Au coup d’envoi de la rencontre, ce fut d’ailleurs une marée verte qui s’abattit sur le front bleu, mais alors que nous sommes habitués à résister une bonne quinzaine de minutes avant de pouvoir sortir de notre camp, il n’aura fallu trois petites minutes pour que la première incursion française dans le camp irlandais ne fasse mouche par Magne. Le ton était donné. Les Français veulent marquer les esprits. Dès ces premiers temps de jeu, on voit d’ailleurs la mêlée française prendre l’ascendant sur sa rivale, et l’on sait combien la mêlée est importante pour construire toute les actions. Mais ce qui marquera le plus dans cette première mi-temps, c’est la discipline des deux équipes, la première pénalité tentable n’intervenant qu’à la 20ème minute.

Le maître mot de cette première mi-temps fut la défense. Jamais elle ne fut prise à défaut, se permettant d’aller chercher les verts dans leurs camps, les repoussant à chaque offensive. A chaque impact d’une météorite verte, c’était un bouclier bleu face à elle qui la repoussait un à deux mètres plus loin, quand elle ne récupérait pas la balle pour marquer en contre. En revanche, petit point noir dans cette période, les renvois, où l’on perdit nombre de ballons. 27-0 à la mi-temps, les Irlandais ne savent plus où donner de la tête.

Alors que nous sommes habitués à voir les Français connaître quelques déboires en début de deuxième mi-temps, les coéquipiers de Galthier, capitaine exemplaire, continuent sur le même tempo avec un essai de Crenca au bout de 7 minutes. On se dit alors combien les Irlandais vont prendre. Mais c’est mal connaître ce peuple, qui possède un orgueil honorable, et qui voulurent mourir l’arme à la main, pour eux, et pour leur capitaine Keith Wood qui disputait là sa dernière rencontre internationale. Les verts vont alors mettre à mal les Français, les pilonnant sans cesse, jusqu’à trouver une première faille dans la défense (Maggs).

Mais, bien que réduits à 14 après le carton jaune d’Ibanez, les bleus font front, les Irlandais ne savant pas par quels bouts nous prendre. 27-0 à la mi-temps pour les Français, les Irlandais gagnent la deuxième 21-16.

Bravo messieurs pour n’avoir jamais fermé le jeu.

Les adversaires de la France sont désormais prévenus. Cette équipe veut être championne du Monde.

Jérôme Vié


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