COMPTE-RENDU
Qui
aurait pronostiqué un tel match ? Personne sans aucun
doute, tant ce match avant son coup d’envoi paraissait
indécis, les Français ayant été
dominateurs dans une poule qualifiée de relativement
facile, tandis que les Irlandais avaient failli accrocher la
première place de leur poule face aux Champions du Monde
en titre. Non, personne ne pensait cela.
Au
coup d’envoi de la rencontre, ce fut d’ailleurs
une marée verte qui s’abattit sur le front bleu,
mais alors que nous sommes habitués à résister
une bonne quinzaine de minutes avant de pouvoir sortir de notre
camp, il n’aura fallu trois petites minutes pour que la
première incursion française dans le camp irlandais
ne fasse mouche par Magne. Le ton était donné.
Les Français veulent marquer les esprits. Dès
ces premiers temps de jeu, on voit d’ailleurs la mêlée
française prendre l’ascendant sur sa rivale, et
l’on sait combien la mêlée est importante
pour construire toute les actions. Mais ce qui marquera le plus
dans cette première mi-temps, c’est la discipline
des deux équipes, la première pénalité
tentable n’intervenant qu’à la 20ème
minute.
Le
maître mot de cette première mi-temps fut la défense.
Jamais elle ne fut prise à défaut, se permettant
d’aller chercher les verts dans leurs camps, les repoussant
à chaque offensive. A chaque impact d’une météorite
verte, c’était un bouclier bleu face à elle
qui la repoussait un à deux mètres plus loin,
quand elle ne récupérait pas la balle pour marquer
en contre. En revanche, petit point noir dans cette période,
les renvois, où l’on perdit nombre de ballons.
27-0 à la mi-temps, les Irlandais ne savent plus où
donner de la tête.
Alors
que nous sommes habitués à voir les Français
connaître quelques déboires en début de
deuxième mi-temps, les coéquipiers de Galthier,
capitaine exemplaire, continuent sur le même tempo avec
un essai de Crenca au bout de 7 minutes. On se dit alors combien
les Irlandais vont prendre. Mais c’est mal connaître
ce peuple, qui possède un orgueil honorable, et qui voulurent
mourir l’arme à la main, pour eux, et pour leur
capitaine Keith Wood qui disputait là sa dernière
rencontre internationale. Les verts vont alors mettre à
mal les Français, les pilonnant sans cesse, jusqu’à
trouver une première faille dans la défense (Maggs).
Mais,
bien que réduits à 14 après le carton jaune
d’Ibanez, les bleus font front, les Irlandais ne savant
pas par quels bouts nous prendre. 27-0 à la mi-temps
pour les Français, les Irlandais gagnent la deuxième
21-16.
Bravo
messieurs pour n’avoir jamais fermé le jeu.
Les
adversaires de la France sont désormais prévenus.
Cette équipe veut être championne du Monde.
Jérôme
Vié
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