Quart de finale 1
NOUVELLE
ZELANDE
29
( 13 )
9
( 6 )
AFRIQUE
DU SUD
3 Essais : MacDonald (17e), Mealamu (59e), Rokocoko (72e)
1 Transformation : MacDonald (17e)
3 Pénalités: MacDonald (13e, 33e, 67e)
1 Drop : Mauger (44e)

3 Pénalités : Hougaard (12e, 40e, 50e)
Samedi 8 novembre 2003 - Melbourne - Docklands Stadium
Arbitre : M. Tony Spreadbury (Ang)

Entraîneur:
John Mitchell

15 Mils Muliaina - 14 Doug Howlett - 13 Leon MacDonald - 12 Aaron Mauger (Carter 80e- 11 Joe Rokocoko (Ralph 80e) - 10 Carlos Spencer - 9 Justin Marshall (Devine 78e) - 8 Jerry Collins -7 Richie McCaw (Holah 74e) - 6 Reuben Thorne (cap) - 5 Ali Williams - 4 Chris Jack (Thorn 74e) - 3 Greg Somerville - 2 Keven Mealamu (Hammett 74e)- 1 Dave Hewett (Meeuws 50e)


Entraîneur:
Rudolf Straeuli

15 Jaco van der Westhuyzen - 14 Ashwin Willemse - 13 Jorrie Muller - 12 De Wet Barry - 11 Thinus Delport (Fourie 41e) - 10 Derick Hougaard (Koen 78) - 9 Joost van der Westhuizen (de Kock 80e)- 8 Juan Smith - 7 Danie Rossouw (Burger 64e) - 6 Corne Krige (C) - 5 Victor Matfield (Boome 80e) - 4 Bakkies Botha - 3 Faan Rautenbach (Bands 62e) - 2 John Smit (Coetzee 78e) - 1 Christo Bezuidenhout


COMPTE-RENDU

Verts pâles et magie noire

La Nouvelle-Zélande s’est qualifiée sans coup férir pour les demi-finales au détriment de l’Afrique du Sud au terme d’un match qu’elle a dominé du début à la fin.

Alors qu’on attendait que les avants Boks et les trois-quarts All Blacks se mettent en évidence, ce sont les avants Blacks qui ont finalement posé leur grosse patte sur la partie, notamment lors d’une seconde mi-temps à sens unique remarquable de maîtrise de la part des « tout noirs ». On ne peut pas dire que les Néo-Zélandais ont pris les Sud-Africains à leur propre jeu car ces derniers n’en ont proposé aucun et ne semblent d’ailleurs pas en posséder un. Sans l’engagement devant et la (saine) agressivité en défense qui avaient caractérisé leur match contre l’Angleterre, ils ont seulement pu couper les extérieurs à l’attaque Black qui dès lors s’est engouffrée au ras des regroupements et au niveau du numéro 10.

A ce jeu là, un homme s’est particulièrement mis en évidence : le demi d’ouverture Spencer. « Magic » Carlos a multiplié les prises d’intervalle et les pénétrations face à son jeune adversaire de vingt ans le pauvre Hougaard, bien abandonné par sa troisième ligne, qui a plus vu son numéro que le blanc de ses yeux. Directement à l’origine de l’essai de MacDonald par une franche percée, il nous a gratifié d’une passe entre les jambes de la meilleure eau pour offrir l’essai à Rokocoko. Ce magnifique one man show ne saurait toutefois occulter la remarquable prestation des avants Blacks. Excellents dans l’alignement où ils n’ont perdu qu’un ballon, solides en mêlée, ceux-ci ont multiplié les départs au ras et les progressions dans l’axe dans le sillage de leur indestructible numéro 8 Collins (qui paraît-il souffrait des côtes) et de leur remuant talonneur Mealamu. La question d’avant match de savoir si le pack néo-zélandais était à la hauteur de l’événement est réglée : et comment qu’il l’est !

Une autre corde à l’arc des Néo-Zélandais qui n’ont pas eu besoin de leurs flèches des lignes arrière pour l’emporter. Ce n’est pas forcément une bonne nouvelle pour leurs futurs opposants. Pendant ce match tout un chacun a pu faire le constat que l’équipe All Black est on ne peut plus complète dans toutes ses lignes. Seule la prestation moyenne de MacDonald dans le domaine des tentatives de coups de pied pourrait occulter le tableau. Mais on se demande si les Blacks ont besoin de ça pour continuer leur irrésistible marche en avant.

Quant aux Springboks, ils ont paru se résigner au fur à mesure de l’avancement de la partie, leur « formidable » cinq de devant étant le plus souvent aux abonnés absents (on n’a pas vu Botha et on n’échangerait pas les 116 et 125 kilos de Bezuidenhout et Rautenbach contre les 103 de Jeannot Crenca) et la troisième ligne a paru bien orpheline de Skinstad et de Van Niekerk. Quant aux arrières…

Didier Lasserre

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