FINALE DE LA COUPE DU MONDE 2003
ANGLETERRE
AUSTRALIE
Samedi 22 novembre 2003 - Sydney - Telstra Stadium
Arbitre : M. Andre Watson (AFS)

Entraîneur:
Clive Woodward

15 Josh Lewsey
14 Jason Robinson - 13 Will Greenwood - 12 Mike Tindall - 11 Ben Cohen
10 Jonny Wilkinson - 9 Matt Dawson
7 Neil Back - 8 Lawrence Dallaglio - 6 Richard Hill
5 Ben Kay - 4 Martin Johnson (cap)
3
Phil Vickery - 2 Steve Thompson - 1 Trevor Woodman

Remplaçants: 16 Dorian West - 17 Jason Leonard -18 Martin Corry - 19 Lewis Moody - 20 Kyran Bracken - 21 Mike Catt -22 Iain Balshaw.


Entraîneur:
Eddie Jones

15 Matt Rogers
14
Wendell Sailor - 13 Stirling Mortlock - 12 Elton Flatley - 11
Lote Tuqiri
10
Stephen Larkham - 9 George Gregan (C)
7
Phil Waugh - 8 David Lyons - 6 George Smith
5
Nathan Sharpe - 4
Justin Harrison
3
Alaster Baxter - 2 Brendan Cannon - 1 Bill Young

Remplaçants : 16 Jeremy Paul - 17 Pat Dunning - 18 David Giffin - 19 Matt Cockbain - 20 Chris Whitaker - 21 Matt Giteau - 22 Joe Roff

PRESENTATION

Remember 1991

Ainsi donc, l’Australie et l’Angleterre s’affronteront ce samedi à Sydney en finale de la cinquième Coupe du Monde. Les Wallabies, Champions du Monde en 1991 et 1999, sont les premiers tenants du titre à atteindre la finale de l’édition suivante et, dès lors, les premiers à pouvoir réaliser un inédit doublé. L’Angleterre, qui représente un hémisphère Nord désespérément vierge de titre mondial jusqu’à présent, accède à sa seconde finale après 1991.

Pour la première fois, l’affiche de la finale n’est pas inédite. Ces deux équipes s’étaient déjà opposées à ce stade à Twickenham en 1991. Détail amusant, il y a dans le parcours des deux équipes de troublantes coïncidences avec leur parcours de l’époque. Il y a douze ans, les jeunes Wallabies de Bob Dwyer n’avaient pas été malheureux de battre in extremis l’Irlande avant de vaincre sans coup férir la Nouvelle-Zélande en demi-finale tandis que les Anglais avaient également éliminé l’équipe de France sur la route menant à la finale. Un autre douloureux souvenir pour le rugby tricolore. Comme il y a 12 ans, l’Angleterre se présente en position de favori. Il est toutefois peu probable que l’équipe anglaise renouvelle son erreur d’alors en se lançant dans un jeu débridé contre nature.

Logique sportive

Quant bien même ce ne furent pas les deux équipes les plus impressionnantes du premier tour, il n’est pas illogique de retrouver le XV de la Rose et le pays hôte en finale. Classées respectivement n°1 et 3 mondiale - tant par l’IRB que chez les bookmakers - à l’orée de la Coupe du Monde, ces deux équipes ont ­ ensemble ­ battu toutes les autres équipes du Top 10 mondial au cours de la compétition. Nouvelle-Zélande (n°2), Irlande (n°4), Argentine (n°7) et Ecosse (n°9) pour l’Australie, France (n°5), Afrique du Sud (n°6), Samoa (n°8) et Galles (n°10) pour l’Angleterre. Ne cherchez pas, il ne manque aucune nation majeure parmi les battus. Une étonnante coïncidence de plus !

Que peut-on attendre de cette finale ? Sur le plan de l’enjeu, il n’y a pas mieux puisque le rugby mondial bat désormais au rythme quadriennal des Coupes du Monde. Sur le plan du jeu, c’est évidemment moins engageant. Du moins à priori. Comme les Anglais ont coutume de le rappeler, le rugby est un sport de combat et non pas une discipline de spectacle à l’instar du patinage artistique. Pas faux. Même si les esprits chagrins, et dieu sait que l’ovalie n’en manque pas !, regretteront l’absence en finale d’une équipe historique (Afrique du Sud, Nouvelle-Zélande) ou de ces «imprévisibles » français toujours capable du meilleur comme du pire, l’opposition supposée de style entre ces deux formations, la présence du pays hôte et l’antagonisme séculaire entre ces deux nations devraient enflammer le Telstra Stadium de Sydney. Pour autant que les cieux soient cléments !

Les forces en présence

Sans être flamboyante, l’Angleterre a fait preuve de maîtrise sous la pression tout au long de la compétition, malmenés qu’ils ont été par l’Afrique du Sud, les Samoa ou les Gallois, parvenant à deux reprises à inverser un score défavorable à la mi-temps et s’imposant à chaque fois avec au moins une dizaine de points d’écart. La marque des grandes équipes, celles qui n’ont pas besoin de bien jouer pour gagner. C’est incontestablement le cas des Anglais qui peuvent s’appuyer sur quelques certitudes : un pack souverain, une conquête performante, un buteur fiable, une grande maturité tactique, une confiance inébranlable, l’expérience indispensable des grands rendez-vous et des vertus morales au-dessus de la moyenne.

Dans la maison d’en face, c’est moins clair. Certes, l’Australie possède toujours une défense de fer, des individualités capable de faire la différence (Tuqiri, Sailor), un entraîneur stratège reconnu, une préparation exclusivement orienté vers ces deux dernières semaines de compétition, une charnière expérimentée qui - au sommet de sa forme - est sans égal, un buteur lui aussi fiable, l’avantage du terrain (à quatre reprises le pays hôte a atteint la finale - pour deux titres - jusqu’à présent) mais il y a, encore et toujours, comme un doute autour de cette équipe. On pensera bien sûr à ce jeu de ligne parfois imprécis mais aussi et surtout à la jeunesse et à la relative inexpérience de son pack.

Car l’une des clefs du match, celle qui fait couler le plus d’encre assurément, concerne la capacité qu’auront les avants australiens à contrer son homologue anglais tant en conquête que dans le jeu. Si dans Hamlet Shakespaere faisait déclamer «être ou ne pas être » à son héros, Eddie Jones et Clive Woodward lui préféreront sans doute un plus actuel «avoir ou ne pas avoir »…le ballon. Pour occuper le terrain adverse ou pour jouer et pousser l’adversaire à la faute.

Le pack australien ­ au sein duquel il n’y a plus qu’un seul survivant de 1999, Giffin, et encore, sur le banc ­ a soufflé le chaud et le froid depuis le début de la Coupe du Monde. Le chaud, lorsque contre toute attente, il a tenu tête aux redoutés avants argentins lors du match d’ouverture avant de dominer le pack néo-zélandais en demi-finale. Le froid contre l’Irlande, avec une incroyable faillite en conquête qui faillit être préjudiciable aux tenants du titre. De là à pouvoir rivaliser, sinon contrer, les avants d’Albion, il y a un pas … que les bookmakers n’ont pas franchis.

En effet, pour les professionnels des paris, l’Angleterre s’avance avec l’incontestable étiquette de favori (65 % / 35 %). Outre la constance dans ses (bons) résultats, le XV de la Rose reste sur quatre victoires consécutives contre l’Australie, dont le dernier il y a 5 mois à Melbourne, et sur dix succès face aux équipes du Tri-Nations ! De « Swing low, sweet chariot » ou « Waltzing Matilda », lequel sera le tube de l’été austral ? Qui de Martin Johnson ou George Gregan soulèvera la Coupe Web Ellis ? Faites vos jeux !

Yannick Dubois



- Présentation de notre correspondant anglais -

A neuf heures samedi matin, heure anglaise, tout le pays se regroupent devant le petit écran pour voir si le quinze de la rose décroche la coupe William Webb Ellis. Le soutient du peuple sera avec les boys de Martin Johnson dans cette ultime bataille contre les Australiennes ce pays qui dans le passer à fait pleurer les anglais sur les champs sportifs. Bien sur les anglais veulent prendre leur revanche pour la défaite en finale a Twickenham en 1991 et pourquoi pas dans le jardin australien ou les anglais triomphent pour la première foi cet été en test match.

Je ne crois pas que les anglais de 2003 se laissent prendre psychologiquement comme l'équipe de Carling fut en 1991. En face l'équipe de Farr-Jones fut meilleur que celui de Gregan certes avec les gars comme Campese, Lynagh et Horan dans les rangs.

Le paquet d'avants des anglais et la base de la confidence des roses. Je suis personnellement très fier de voir dans le XV du Start, les deux piliers Vickery et Woodman de ma région cornouaillaise. Nous sommes ravis de savoir que deux des nôtres frôlèrent la pelouse samedi surtout dans un pays ou a travers les siècles plusieurs de chez notre coin s'émigrent pour trouver du travail dans les mines de l'or la bas.

L'engouement est énorme, samedi sera comme un jour de fête. Les club houses de rugby s'ouvrent le matin pour offrir le petit déjeuner a l'anglaise avant le match, avant que toute le monde retourne vers l'écran géant pour voir le match. Le temps de fêter la victoire ou de se consoler en cas de défaite avant de tourner la tête pour regarder la rencontre quotidienne qui se déroulera à 14h.30 !

L'entraîneur Clive Woodward rappellent Mike Tindall au poste du centre pour remplacer Mike Catt, normal avec un joueur comme Stirling Mortlock en face. Autrement c'est l'équipe type. Il ne faut par attendre un match spectaculaire seul le résultat compte et je ne serai pas surprise si la totalité des points anglais sera inscrite une foi de plus par la botte du numéro 10 Jonny Wilkinson.

Samedi soir je pense que la coupe William Webb Ellis sera enfin entre les mains d'une équipe de l'hémisphère nord, destination Twickenham !

Bill Hooper


Côte PR : Angleterre 55 % - Australie 45 %


Les dix dernières confrontations entre les deux équipes :
21 / 06 / 2003 Australie - Angleterre 14-25 Melbourne (Colonial Stadium)
16 / 10 / 2002 Australie - Angleterre 31-32 Londres (Twickenham)
10 / 10 / 2001 Australie - Angleterre 15-21 Londres (Twickenham)
18 / 10 / 2000 Australie - Angleterre 19-22 Londres (Twickenham)
26 / 06 / 1999 Australie - Angleterre 22-15 Sydney (Stadium Australia)
28 / 10 / 1998 Australie - Angleterre 12-11 Londres (Twickenham)
06 / 06 / 1998 Australie - Angleterre 76-0 Brisbane (Lang Park)
15 / 10 / 1997 Australie - Angleterre 15-15 Londres (Twickenham)
12 / 07 / 1997 Australie - Angleterre 25-6 Sydney (Football Stadium)
11 / 06 / 1995 Australie - Angleterre 22-25 Cape Town

Les résultats des finales de Coupe du Monde :
20 / 06 / 1987 Nouvelle Zélande - France 29 - 9 Auckland (Eden Park)
02 / 10 / 1991 Australie ­ Angleterre 12 - 6 Londres (Twickenham)
24 / 06 / 1995 Afrique du Sud ­ Nvl-Zélande 15-12 Johannesburg (Ellis Park)
06 / 10 / 1999 Australie - France 35-12 Cardiff (Millennium Stadium)


RETOUR