PRESENTATION
du
match (vue par Jérôme Vié - France)
Cette
demi-finale France-Angleterre était prévue depuis
de nombreux mois, dès que le calendrier de cette Coupe
du Monde 2003 fut connu. Mais si les Français se sont
facilement qualifiés pour ce rendez-vous, il n’en
fut pas de même pour les Anglais qui par trois fois ont
eu vraiment chaud aux fesses. Le jeu anglais s’effrite,
les avants sont lourds, les trois-quarts n’ont pas d’inspiration,
mais le XV de la Rose gagne toujours. Cette équipe, programmée
depuis de nombreuses saisons pour cette épreuve, sait
qu’elle doit gagner cette année, car il lui faudra
reconstruire un groupe vieillissant au sortir de cette Coupe
du Monde. C’est pour cela que Clive Woodward se montre
si arrogant, clamant à qui veut l’entendre qu’il
gagnera la Coupe du Monde, et que le match contre l’équipe
de France n’est qu’une péripétie.
Mais
le malaise est réel dans le XV de sa Majesté.
Les joueurs sont fébriles, ne s’adressent pas à
la presse, car ils savent, eux, qu’ils ne sont plus imbattables,
tant ils ont montré certaines lacunes lors des rencontres
contre les Samoa et le Pays de Galles. Dès que l’équipe
adverse les contre un tant soit peu devant, que leur défense
tienne le coup, et que leur vivacité sur des ballons
de contre fait le reste, les Anglais sont en proie aux pires
doutes, surtout lorsque Wilkinson n’est pas serein, ce
qui est le cas depuis deux ou trois matchs.
C’est
pour cela que Clive Woodward a titularisé Mike Catt,
entré brillamment en cours de jeu face aux Gallois et
dont le pied droit permettra à Wilkinson de souffler
un peu. Car Woodward sait que si son dix est bloqué par
Betsen, le jeu anglais restera grippé.
Côté
Français, en revanche, les hommes de Bernard Laporte
n’ont jamais été aussi impressionnants dans
une Coupe du Monde que lors de cette édition 2003. La
confiance a été engrangée, et c’est
sûrs de pouvoir battre les Anglais qu’ils pénètreront
sur la pelouse. Avec un paquet d’avants conquérant,
qui met à mal son rival, une charnière aussi complémentaire
et surtout un Michalak qui étonne et qui mène
le bal avec brio, des trois-quarts aussi intraitables en défense
qu’inspirés en relance, les Bleus sont taillés
pour le combat que va être ce match. Car quelques jours
après la commémoration de l’Armistice de
la première guerre mondiale, ce France-Angleterre pourrait
bien ressembler à une guerre des tranchées, on
l’on gagnait un mètre un jour pour en reperdre
un le lendemain.
L’équipe
de France, peut et doit gagner ce match, ne serait-ce que pour
rappeler aux Anglais que s’ils ont bien inventés
ce jeu, ils n’en sont pas forcément les meilleurs
joueurs, et qu’un peu d’humilité, qualité
qui se veut développée avec la pratique du Rugby,
ne leur ferait pas de mal.
Côte
PR : France 51% – Angleterre 49%
PRESENTATION
du
match (vue par Bill Hooper - Angleterre)
Depuis
le tirage des poules et le parcours dressé par les organisateurs
de cette coupe du monde 2003 on attendait avec impatience cette
demi-finale promise entre les deux meilleures équipes
d'europe.
Oublier
les résultats du tournoi, ainsi que les deux résultats
des matchs de preperation de fin d'été. Maintenant
nous aurons le match de vérité entre ces deux
formations. Les anglais super pendant la saison, magnifique
en tournée pendant l'été, et jusqu'à
présent un peu mi-figue mi-raisin pendant ce mondial,
certains évoque qu'ils sont cuits ces anglais !
Les
Français semblent être sur une pente irrésistible
de montée en puissance. Plusieurs commentaires remarquent
que la première mi-temps des bleus face aux irlandais
fut le meilleur rugby de ce mondial, que Frédéric
Michalak est le joueur le plus important de ce tournoi !
Du
coté anglais il y a une vraie admiration pour les joueurs
français l'entraîneur Clive Woodward prononça
des éloges toute la semaine envers les bleus. Les joueurs
de la rose s'expriment aussi leurs respects et admirations pour
les joueurs du quinze de France. Certes les tabloïds de
ce coté de la manche hausseront le ton toute la semaine,
les références au quart de finale au Parc des
Princes en 1991 entre autres, des joueurs de l'époque
qui prononcera leurs avis envers les " frenchies ",
tous bons pour vendre les journaux. Il ne vaut mieux pas entrer
dans un pub anglais dimanche matin avec un maillot bleu frappe
d'un coq en or ! Mais pour les vraies supporteurs de rugby il
n'y a pas de problème, allez dans un club de rugby anglais
et les supporteurs Français seront les bienvenues pour
partager une bière et regarder le match dans une atmosphère
conviviale.
Beaucoup
de respect pour les joueurs français certes, mais les
anglais croient bien dans leurs chances de les battre et accéder
à la finale. Sinon, ce ne serait plus la peine de jouer
! Il semble que Richard Hill le troisième ligne aile
qui n'a pas joué depuis le premier match contre les coriaces
géorgiens est rétabli pour disputer la rencontre
dimanche. Ian Balshaw ainsi que Josh Lewsey sont aussi disponible
pour dimanche.
Enfin
dans la composition dévoilée par Woodward jeudi
on note le retour pour sa première titularisation en
sélection depuis deux ans de Mike Catt a la place de
Mike Tindall au centre. Avec le retour de Josh Lewsey a l'arrière,
Jason Robinson glisse sur l'aile. Parmi les avants bien sur
le retour de Richard Hill ainsi que Trevor Woodman qui démarre
cette rencontre a la place de Jason Leonard. Notons aussi sur
le banc le retour de Iain Balshaw. Les anglais aligneront leurs
meilleurs éléments du moment.
Martin
Johnson déclara cette semaine que si son équipe
ne jouait pas mieux qu'ils ont fait jusqu'à présent
contre la France, ils seront battus. La bataille dimanche sera
passionnante et sans pitié car le prix au bout est trop
beau pour le laisser échapper. La victoire sourira à
l'équipe la plus courageuse ! Cela promet !
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