La
Coupe du Monde 2003 comporte plusieurs nouveautés réglementaires
par rapport aux précédentes éditions.
L’apparition du système de cotation « Super
12 », avec ses points de bonus (à l’impact
inexistant sur un tournoi ne comportant que 4 journées.
C’était prévisible), au premier tour en
était une, celle du recours à la mort subite
lors des phases finales en est une autre.
Concrètement,
en cas d’égalité à l'issue du temps
réglementaire des matches de quart de finale, demi-finale,
match de classement et finale,
1.
Les deux équipes joueront une prolongation de deux
périodes de 10 minutes. Classique mais physiquement
éprouvant.
2.
Si l'égalité subsiste à l'issue de cette
prolongation, les deux équipes joueront une période
supplémentaire de 10 minutes maximum au cours de laquelle
la première équipe prenant l'avantage à
la marque sera déclarée vainqueur (mort subite).
Une excellente idée pour mettre encore un peu plus
de pression sur les arbitres !
3.
Si l'égalité subsiste à l'issue de la
3e période, soit après 110 minutes de jeu (
!), l'issue du match sera déterminée par une
séance de drop-goals. Chaque équipe choisira
cinq joueurs parmi ceux figurant à ce moment sur le
terrain (à l'exclusion de tout joueur remplacé
en cours de match ou figurant encore parmi les remplaçants).
Une idée assez machiavélique où, à
l’instar des séances décisives de tirs
au but en football, la pression sera exclusivement sur les
épaules du botteur.
Les
tireurs de chaque équipe auront droit à une
série de cinq tentatives depuis les positions successives
suivantes, toutes situées au-delà de la ligne
des 22 mètres :
-
Face aux poteaux
- Entre la ligne de touche et la ligne des 15 mètres
sur la gauche des poteaux
- Entre la ligne de touche et la ligne des 15 mètres
sur la droite des poteaux
- Entre la ligne de touche et la ligne des 5 mètres
sur la gauche des poteaux
- Entre la ligne de touche et la ligne des 5 mètres
sur la droite des poteaux
4
– Enfin, si l'égalité subsiste à
l'issue de la première séance de drop-goals
(c’est à désespérer !), une seconde
séance sera organisée (même ordre de positions
que pour la première séance) qui prendra fin
dès qu'une équipe réussira un drop-goal
et que l'autre échouera. Les tireurs devront être
choisis parmi ceux n'ayant pas pris part à la première
séance tant que tous les joueurs n'auront pas effectué
une tentative. De plus en plus cruel ! Cette règle,
assurément sortie d’un cerveau torturé,
possède l’avantage d’étendre indéfiniment
les possibilités et d’éviter ainsi qu’une
qualification se joue au tirage au sort, à pile ou
face.
Précisons
que pendant toute la séance de drop-goals, chaque tireur
dispose d'une minute maximum - à partir du moment où
il prend le ballon en main - pour effectuer sa tentative.
En cas de dépassement de ce temps, l'arbitre considérera
la tentative comme manquée. L'arbitre est seul juge
pour déclarer une tentative réussie ou manquée.
Il peut, à son gré, prendre l'avis de ses juges
de touche. Dura lex, sed lex.
Pour
une fois, il semblerait que l’IRB a pensé à
tout, même au pire ! Reste à souhaiter, pour
la bonne santé mentale des joueurs… et des (télé)spectateurs,
que cette dernière règle ne soit jamais d’application
durant les phases finales de cette Coupe du Monde.
Yannick Dubois